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Articles pour le mot-clé ‘gens’

Moi je vois un tracé sur ce dessin na !

... et pas toi comme 92% des gens...

Impediment

Impediment. C’est pas une insulte ou une nouvelle position sexuelle. Ca veut dire “ é lo cu tion ”. Ca non plus ça n’est pas une position sexuelle…

Le premier homme sur la Lune. Juillet 69. Tu m’étonnes que ça a amplifié le summer love, cette nouvelle perspective, l’achêvement d’un rêve d’enfant, le réveil. L’humanité tout entière respirait de concert cette brise de liberté. C’est possible, ils l’ont fait…

Tiens je pourrais faire un buzz en faisant croire que je lance une boîte qui commercialise des fours crématoires à usage loisir. Je me fais arracher la gueule, piétiné par tout le monde (enfin sauf ceux qui se voyaient déjà clients), et ensuite j’annoncerais que c’était une blague. J’aurais le beau rôle et je mettrais un coup de projecteur sur le malaise de cette communauté, et ce, à moindre frais, sans me faire trop d’ennemis. Ce scénario me séduit car je ne trouve comme cela pas d’autre possibilité me permettant de me faire connaître à plus moindre frais. A voir avec les encouragements du professeur principal. Merci Monsieur. Je peux partir ?

On a tous des disciplines dans lesquelles on est très concentrés. Kasparov, par exemple, ce sont les échecs, Maitre Eolas c’est la justice, Phil Ivey, le poker, notre président, les femmes, les femmes, notre président…

Moi, ma discipline, c’est les sketches comiques. Bien plus que le poker, où au fond je reste en surface. Le calcul mental du comptage de la valeur du pot ne suffit pas à être considéré comme bon joueur. Je raconte toutes ces salades bien évidemment pour appâter le poisson et donner aux gens que je méprise profondément et qui se reconnaissent, l’envie de me terrasser au double Omaha High Low 6 cartes. Un peu de sérieux…

C’est pour moi la quintessence de l’homme. Observer et comprendre le jeu d’acteur, et s’évertuer de cerner ses motivations et ses inspirations. Où a-t-il trouvé cette idée tellement loufoque qu’en la racontant, c’est vraiment impossible de ne pas rire ? Au bout du compte il n’y a que les spectateurs qui ont un droit légitime à se laisser aller à vraiment rigoler en public. Et bien sûr les comiques lors de l’écriture de leurs textes. Mais ce dernier aspect est mille fois hélas mal documenté.

Dans les Monty Pythons, jusqu’à ce soir, je n’avais vu John Cleese, Terry Jones, Eric Idle, Graham Chapman, Terry Gilliam ou Michael Palin rire qu’une seule et unique fois pendant un sketch. C’est Michael Palin (sorry mister Vercotti) dans le numéro 2 dans le sketch du tableau avec le mouton au moment de rendre ses moustaches à John Cleese… J’ai gravé en tête les 45 épisodes du Flying Circus, et je n’éxagère beaucoup que d’un tout petit peu. Je mets au défi quiconque de me trouver une autre scène ou un des six est pris en flagrant délit de fou rire dissimulé.

Et là ce soir, je les regarde au Hollywood Bowl à Los Angeles (et je n’y ai même pas fait un détour alors que j’avais une voiture et surtout du temps puisque j’y étais en vacances prolongées…), et je surprends encore ce Palin à réprimer très discrètement un début de fou rire. C’est dans le sketch avec les tartes, à la fin. Et ne croyez pas que je fais une mise au point car Palin ne serait pas mon préféré ? Ma foi, reconnaître avoir un préféré chez les Monty Python, ce serait pouvoir oser imaginer qu’il y en ait de plus drôle que d’autres dans la troupe, et je n’en ai pas la force heureusement…

SI tu es quelqu’un de bien, ça veut dire que tu sais qui est John Philip Sousa…

Incroyable, je tombe sur une émission de spéléologie avec un reportage où des gens en combinaisons rouge dans une grotte font de la tyrolienne. C’est très beau, la fille va à tout allure sur le filin, puis elle approche de la fin de la traversée, et là on voit en bas de l’écran un balcon en pierre manufacturé. Mais qu’est-ce que ça fait ici un balcon ? On est pas dans une grotte ? Ah oui, c’est éclairé comme Versailles. Bon j’ai compris, ce ne sont pas des scientifiques, mais des gens qui ont gagné un stage découverte.

T’étais pour ou contre le projet Constellation ?

Tiens je viens d’avoir une idée d’exploitation (de mise en valeur oserais-je) de ces questions qui truffent mes textes (le melanosporum attire le cochon, moi non plus je ne vois pas le rapport) . Un jeu ! Avec Google, tout est à portée de main, à tel point qu’on ne galère plus. à trouver une information. Moi je vais proposer des galères sur le web. Il y a quinze ans, on jouait au jeu “trouver une photo de Garcimor”. Aujourd’hui, je te demande si tu étais pour ou contre le projet Constellation. Note cher lecteur que je suis de bon poil car je te précise gratuitement et sans égarement de ma part, de un qu’il s’agit d’un projet, de deux que j’ai utilisé le passé pour te poser la question.

Si par exemple je récompense ceux qui répondent à la question comme moi, ça serait amusant de voir combien de personnes me ressemblent vraiment. J’en reviens à mon idée de questionnaire de Moi. Je liste une série de 300 questions, et il faut la remplir en répondant par oui ou par non à chacune d’elles. De deux choses l’une, soit on connaît la réponse, soit on tâche de répondre comme je répondrais, et si l’on a pas honte de ce choix, ma foi ça se complique. Si on se plante, c’est qu’on ignorait qu’on était dans l’opprobre de l’ostracisé. Pas bien. Si l’on a bon, on se rapproche de me comprendre d’autant, c’est-à-dire que l’on n’est pas très avancé. Bien.

Et qui sait, ça aurait le résultat dont je rêve, à savoir de faire disparaître chez les gens des attitudes grossières et franchement archétypales du plus terrifiant animal sur terre. Je veux extirper le peuple (et je le dis sans facilité de style ni aucune désapprobation quand à sa condition) et l’élever un peu dans la mesure du possible. Ou au moins qu’ils me foutent la paix. Pour le moment j’ai été très chanceux, ma vie n’a jamais croisé de blousons noirs qui en voulaient à mon larfeuille. Il ne s’agit pas là, Dieu me Lagarde, d’une de mes pires craintes, je me devais de le préciser pour couper l’herbe dans la graine. De tout façon, les blousons noirs ça fait has been. La preuve, quand je pense à Dick Rivers, je pense automatiquement d’abord à Monsieur Manhattan dans le sketch de la botte de ce rockeur sirupeux. Mais attention, je n’ai rien contre lui, c’est tout l’inverse.

Et je ne dirais jamais que la terre serait mieux si il n’y avait que des copies de moi. Une vie sans sein, plutôt crever direct.

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J’en connais qui diraient que c’est très narcissique et ostentatoire, bref démonstratif et finalement, ouch, de mauvais goût. Ca va pas la tête ou quoi ? Ca fait partie du programme de rester bien sagement assis sur son siège, et de surtout ne jamais déboucler la ceinture ? Je crois que je n’accorderais jamais aucune importance à des reproches de la sorte. Je veux bien que mon goût évolue un peu, normalement, avec le temps, comme l’inflation. Mais je ne vois pas comment je pourrais dans la même journée, la même année voir passer des concepts entre moi et les ostraciser subitement. Je me lève le matin en me moquant d’eux, je me couche dans leur lit le soir venu. Bof… A la limite, ça pourrait dans un accès délirant et fou dangereux, se produire si par exemple ma langue avait fourché là ou il ne fallait pas. Par exemple, je fais le cauchemard de la disparition d’un homme politique donné (j’oublie les femmes par pure galanterie ou par cynique machisme, je n’en sais rien), et le lendemain on apprend qu’il s’est rencardé devant le Grand Barbu pour un dépôt de bilan. Je dirais “Oh ben mince !”.

L’idée des questions est une bonne idée, forcément puisqu’elle est de moi. Devant sa première question, on a le choix entre répondre au pif, répondre correctement car on connaît la bonne réponse, faire des recherches avant de répondre, et ne pas faire de recherche mais réfléchir un peu. Dans tous les cas, mon quasi objectif est atteint, à savoir que tous les participants ont dû réfléchir un peu, c’est ça de bon à prendre. Et pour généraliser, je dirais que le simple principe du “jeu” (car l’on est effectivement en présence d’un “jeu”) fait un peu réfléchir et s’intéresser à moi. Ouarf ! Aujourd’hui je serais content que mon cas soit documenté et devienne un digne sujet d’étude, qui ne le serait pas ? C’est ingratement le seul cas qui semble me rester pour me justifier si l’on me mettait sur la défensive. Je plaisante !

Je vais donc inventorier toutes mes phrases et figer mes réponses sur la même ligne. Une bonne réponse : 1 point. Une mauvaise réponse : 0 point. Certaines questions ramènent 0,5 à chacun et ne sont donc pas discriminantes, histoire de faire transpirer un peu les fronts. Et j’irai plus loin dans le système de notation en donnant des étoiles de difficulté à chaque question. Soit la question doit être décodée pour être répondue, soit cette réponse peut découler d’une connaissance de toutes les autres questions et réponses. Ca va faire mal.

Crois-tu que l’URSS s’est effondrée grâce à la pression soutenue de l’Ouest ?

Parlons rapidement de convictions politiques. Moi, je n’y peux presque rien, il est un fait que la droite est une maladie que contractent des gens dans l’erreur, contre laquelle on ne peut pas grand chose hélas. Le malade se croit bien portant mais il est presque certain d’y rester. Il est du côté de ceux qui fabriquent une société dans la société. Les plus influents utilisent la politique pour avantager leur communauté, asseoir leur pouvoir, et souvent dans les cas les plus graves reconduire des indésirables à la frontière, voire les faire tuer. L’extrême droite, c’est se débarrasser de tous ceux qui ne sont pas français, car la France c’est bien et les étrangers c’est pas des Français, donc c’est pas bien, voire carrément mal.

Argument imparable…

Aouch!

T’as déjà été sauvé par le Cockpuncher ? Ca fait quand même 32 ans qu’il ne s’entraine exclusivement qu’à ça. Ca fait 32 ans qu’il se prend des coups de pied dans les parties. Il est blindé le gars.

Je pense aux grandes journalistes d’aujourd’hui. Michelle Cotta, Arlette Chabot, Anne Sinclair, même si elle est un peu en retraite. En retraite la mère Sinclair ? Et elle est mariée avec qui Mamie Sinclair ? Elle va te revenir dans la gueule direct en 2012 pour aller au top avec son ptit Domi.

Ca doit être l’enfer d’être connu. Ces millions de personnes que tu ne connais même pas et qui épluchent ta vie privée. Ces gens s’intéressent à TOI.

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Dans les documentaires sur les endroits du bouts du monde, on traite TOUJOURS des gardiens des traditions et JAMAIS de ceux qui les contestent. Résultat, nous, français coincés devant notre plasma, on a l’impression que le monde qui nous entoure est religieux et respectueux des traditions à l’extrême. Et pour dire plus, on pense que la vie de ces gens lointains se résume à cela. Comme dis je ne sais plus qui, c’est du grand n’importe quoi… Me concernant, la consternation qui m’emplit à chaque crépitement de mon écran m’énerve plus qu’il ne m’intrigue et m’intéresse.

Alors vaut-il mieux découvrir un nouveau film plutôt qu’un énième documentaire sur le pélerinage des tibétains ? L’homme est fasciné par les relations sociales. Il se projette dans l’histoire que l’écran lui conte, et émet des jugements sur le comportement qu’il aurait dans telle ou telle situation. Plus le film s’alambique et traite de sujets inexplorés, plus l’homme apprécie et plus son bon plaisir est satisfait. Au bout d’une génération, tous les filons sont exploités jusqu’à la corde, et cela recommence avec la prochaine, les jeunes qui ignorent paisiblement le passé pour mieux s’approprier le présent qui leur est vendu comme plus intéressant et plus… moderne. L’humanité n’est donc pas prête d’après moi à sortir de cette boucle. Je dois quand même admettre que ce système itératif et répétitif possède de sacrés avantages, à savoir qu’il assène les vérités à assimiler et qu’il enrichit notre savoir par couches successives. Et il n’est pas étonnant pour certains de s’insurger de la lenteur des autres à comprendre ce qui leur paraît évident. Nous sommes loin d’être égaux sur l’échelle de la finesse d’âme…

T’as déjà gravi le mont Kailash ?

J’en ai vraiment assez de ce format d’écriture. Si j’arrive à restructurer (bon ok structurer) ma pensée et me focaliser sur un objectif clairement défini, je devrais pouvoir arrêter de remplir ces billets.

Tiens, je dois me fabriquer une fausse interview de Franck Deltour, mon alter ego au nom sorti de mon imaginaire le plus cru. Le même prénom mais avec un “c”, un nom qui n’a pas trop de rapport question zone ethnogéographique, pas très ressemblant, mais à la limite pourquoi pas. Sans doute une Ingmar Elisterov aurait été plus approprié. Mais Franck Deltour, c’est pour moi le comble du mauvais goût. Un prénom allemand avec un nom hispanisant. De quoi rappeler les moments sombres de notre histoire durant le XXème siècle…

Est-ce que tu crois que “ménage à trois”, ça parle de toi et de tes deux mains ?

Souvent, je me concentre inconsciemment sur mon cerveau pour le guérir de ma maladie. Je me dis, qu’après tout, mon corps est mon interface et que je dois être en mesure de pouvoir lui intimer des ordres pour améliorer son fonctionnement ou rétablir une fonctions défectueuse. J’ai eu extrêmement de chance de pouvoir coucher sur l’écran cette pensée.

Idée numéro 12343 : faire un site référencé sur “j’ai besoin d’aide” avec ces billets présentés comme énigme à résoudre pour m’aider à m’en sortir. J’expose par mes textes le fruit de mes réflexions. Qu’est-ce que ça veut bien dire ? Ai-je vraiment besoin que l’on me l’explique ? Je n’en suis pas certain, cela dit, j’aimerais bien qu’on me donne quelques ficelles.

Je disais que je ne souffrais plus ce format d’écriture tout à l’heure. Mais quelle prétention de ma part d’avoir pu estimer que j’en avais fait le tour. Je ne fais que commencer à archiver mes réflexions. Et je peux très bien décréter qu’il m’est possible d’avoir un projet d’écriture à côté.

Je regarde une série Z, ilo y a un combat de chars. Quand un char explose, ce sont des plans de chars en plastique avec des soldats de plombs grossièrement animés. Le char explose donc avec farces de pyrotechnies, puis on revient sur les deux héros qui s’attendent à recevoir le char sur la tête, sauf qu’il reçoivent une énorme pile Duracel à la place. Mais c’est quoi l’adresse du dealer du scénariste ?

Je suis quand même fondamentalement pacifiste. Si j’avais entre les mains le tueur de mon enfant par exemple, je ne me dirais pas que ça me ferait du bien de lui faire du mal. Si j’en venais à devoir fomenter une vengeance, je n’en resterai jamais qu’aux menaces. Et les menaces sont le dernier recours du pacifiste. Il n’imagine même pas qu’il puisse y avoir une forme d’action dissuasive ou exhutoire sur le plan physique, car il croit en l’homme et que tout échange de mandales est contre-productif.

Dans les “credits” du film :

Ecrit par xxx xxx (il est mort)

Et la question que je me pose : est-ce que le fait de bien préciser que l’auteur de l’oeuvre en question est décédé des suites de sa propre connerie offre une valeur supplémentaire au film ?

Et encore un :

The Louvre has banned all rock concerts, and limits cultural activities to exhibitions of paintings and scultures and stuff.

The American Association of History Teachers recommends these books to children who wish to learn more about France :

(s’ensuit les deux premiers noms de bouquins que je ne cite pas tellement ils ne méritent pas, bref, vient donc ole troisième)

“Kings and Other Dead Guys Who Whore Sissy Clothes “

Ce film n’a qu’une pauvre note de 2,9 sur 10 sur Internet Movie Database. Alors de deux choses l’une comme aurait pu dire Phantomato of the Opera, soit les votants n’ont vraiment rien compris à ce film, soit cher lecteur, oui toi, tu ferais mieux d’aller mettre un royal 10 sur 10 sur IMDB à ce chef d’oeuvre méconu qu’est Killer Tomatoes Eat France.

Une dame de 69 ans est restée enfermée dans la salle de bain de son appartement au deuxième étage. Comment est-ce possible ? Cette vieille s’en est sortie sans créer d’inondation avec le robinet du lavabo et attendre les pompiers.

Je crois que je n’arrive pas vraiment à écrire (sorry pour ces posts) car je m’ennuie quand je dois décrire ce qui n’est pas le coeur du sujet. Je vais noircir une page sur la signification du mouvement Krautrock pour un lapon, et après, pas un mot sur des sujets plus importants de ma vie quotidienne. J’arrive finalement en n’arrivant pas à écrire à trouver un équilibre sous la limite du supportable.

Et toujours ce problème avec la limite des 1000 mots…

“ J’aimerais qu’on valide la densité de vert dans la pelouse . ”

Ouarf ouarf ouarf

Que je suis vieux, je me souviens d’une publicité pour une machine à écrire électronique…

J’hallucine, à Abidjan il y a encore des filles qui tapent à la machine et qui ne passeraient sur PC pour rien au monde (enfin peut-être que si, question de prix). Mais tout compte fait, comme c’est trois à cinq fois moins cher à la main, la tradition qui n’en est pas une persiste et permet de recycler ces millions de machines à écrire crachées de nos usines pendant le siècle dernier. Tout bien considéré pour finir, je ne cracherais pas sur un exemplaire à la maison… J’ai l’impression d’être dans un tunnel à écrire sur mon PC,n et que celui-ci guide mon inspiration. Une vieille machine semblerait altérer l’écriture, la bonifier, et surtout la sublimer. Que c’est bon de convertir le nombre de pages noircies en peu de temps en masse physique d’inspiration, comme si celle-ci se matérialisait au son des marteaux qui impriment le papier…

Des pros

Tu savais que deux actrices pornos qui vont tourner une scène lesbienne ensemble demain, et bien elles couchent ce soir ensemble pour répéter leurs rôles ?

Un jour j’ai réussi à atteindre un recul tel une avancée technologique. J’analyse les relations entre les gens bien plus finement, mais hélas le sujet a perdu un peu de son intérêt, nanti de ce nouveau savoir. Lorsque je me figure ce que serait un imbécile, je pense à ce saut évolutif que j’ai accompli et me dis que cette population n’est pas loin de le connaître.

Je me rends bien compte que ce que j’écris là montre une complexité que je n’arrive pas à réfréner. C’est peut-être relié à la puissance de calcul disponible, mais parfois j’en doute. Il est bien sûr rassurant et encourageant pour l’égo de reconnaître à peu près honnêtement que l’on en est pourvu. J’ai bien du mal à remonter à la source de ma confiance en moi. Elle semble indéfectible. Cela ne peut en être autrement. Alors, à partir de là, cette complexité apparente, elle ne me gène pas du cout au contraire. Je ne vais quand même pas me plaindre de cette richesse de tortures…

Mais il ne s’agit que d’une croyance comme une autre, quoique fortement structurante.

C’est drôle, je viens de m’apercevoir que la vidéo, quand je la pratique, j’exploite des réseaux communs dans ma recherche de l’inspiration “artistique”.

T’as organisé un dîner suprise avec ta copine en lui offrant le couvert à la cérémonie des Hots d’Or d’un coût de 1250 euros ?

Je ne vais rien découvrir. Je ne vais rien inventer. Je ne vais rien faire connaître. Je ne serai qu’une fiche d’état civil et quelques autres données administrative. Seul un travail acharné permettrait de récolter d’autres informations sur moi. Même Laetitia ignore la moitié de ce qui me passe par la tête. J’ai toujours eu besoin de me refermer sur moi-même et réfléchir. Bon c’est banal ça, mais je crois que cela constitue ce qui bloque ma créativité de démiurge, à l’art, bref à l’inspiration. Et c’est bien celle-ci que je traque en me disant que le génie artistique est l’unique de nos traits à se démarquer de notre société et de nos comportements préenregistrés et joués comme des programme de manière prévisible sans faille. Et c’est cela je pense l’âme de l’artiste : pouvoir transcender son être machiniste et trouver une porte de sortie métaphorique. J’étais d’accord pour dire que Duchamp avait tué l’art moderne car je ne pouvais concevoir la simple existence de branches artistiques inexplorées. Je suis hélas conscient que mes considérations échapent à beaucoup de présumés artistes. Je n’ai rien découvert, mais je sais qu’il reste tant à explorer. J’en ai la plus profonde des convictions. Le problème se situe au niveau de l’interface entre le moi et le non-moi. Je dois exprimer cette certitude et la partager.

T’as un pyjama ?

T’as deux pyjamas ?

Je prends conscience que je ne parle pas de mon entourage, jamais, ou tout du moins pas encore. Personne ne semble être en mesure de m’aider d’une manière ou d’une autre à aller voir au-delà de la colline. Je suis mon seul guide et personne ne m’impressionne. Je n’ai ni modèle, ni idéal.

MANIFESTE POUR DIRE QUE JE N’AI PAS BESOIN DE VOUS !

Mais non, mais non, ne partez pas en courant…

Ce qui est trop souvent vendu comme art n’est que la surface de l’art. Le public se complaît dans cette superficialité. Je la retrouve chaque fois que j’écoute la musique à la radio.

Plus précisément, la recherche musicale n’existe pas dans la grande majorité des “artistes” actuels. Le genre musical depuis toujours semble s’étayer et s’élargir à l’infini, alors qu’il se rétrécit au contraire encore et encore. L’on tente depuis si longtemps de restreindre la musique que la pratique n’est jamais remise en question.

Passons en revue les composantes de cette étrange matière qui a tant de puissance et d’influence sur la musique.

* écriture de la musique

C’est l’erreur qui a tout fait basculer. Le premier homme qui a griffonné une croche avait déjà été perverti. La musique doit rester sauvage, inconditionnée, fugace, insaisissable. Tenter de la matter par de froides partitions devrait être déclaré d’inutilité publique. Ca ne sert à rien. On répète la succession d’accords qui doit reproduire la chanson pour se l’approprier, la faire sienne. Mais vous allez lui foutre la paix oui ? Ma conception de la musique ressemble finalement à un amour de la nature inversé ou intérieur.

Franchement, quel plaisir y a-t-il à jouer mille fois le même morceau ? C’est de l’asservicement. Et le coup de la technique qui ouvre de nouvelles voies? Je dis oui bien sûr mais qui parle de pistes ? Voyons, on n’est pas Chamonix, un peu de sérieux.

* la structure de la musique

poum-tchak-poumpoum-tchak

intro-couplet-refrain-point-refrain-solo-couplet-refrain-couplet

attack-decay-sustain-release

solo-duo-trio-quatuor-quintet

bling-blang-boum

pause, demi-pause, soupir, demi-soupir

Bon je crois que j’ai été suffisamment clair.

* la répétition

La répétition éfrênée de littanie aggressives ne font pas forcément ce qu’on appelle de la musique. Le sampling a tout précipité. J’espère que cet “instrument” sera vitre oublié… Ila donné tout ce qu’il pouvait donner, et force la musique à se plier à ses contraintes de répétitions aussi pauvres que macablres. Le sampler est le tueur d’imagination.

* la voix

La voix humaine dans la musique, c’est un moyen fort comode pour convertir une idée musicale en son. C’est pour moi de la facilité et du manque de sérieux de prétendre vouloir naviguer et plonger tout en chantant.

On m”objecte régulièrement dans mon entourage que les paroles prononcées par cette voix ou une autre sont touchantes et à leur tour “poétiques”. Je n’arrive pas à accepter de mettre les paroles dans la musique. Je ne peux pas crier des poêmes dans mes chansons. C’est effectivement très déclaratif de ma part pour une fois je crois, mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi.

* l’instruments de musique

Mêmes remarques que pour la voix, mêmes observations. Quel instrument pour aller explorer la musique ? Encore une question que je refuse de me poser.

Bon, ce n’était qu’un brouillon. Il va falloir que je me lance dans l’argumentaire commercial en thèse antithèse synthèse foutaise malaise.

Partons plutôt sur un contexte objectif.

CONTEXTE : je ne vais pas dire un truc du genre : ” Les gens écoutent de la mauvaise musique.” Déjà ils en écoutent. Soyons moins ambitieux et disons que les gens manquent d’imagination dans leurs goûts et d’ouverture vers la nouveauté discontinue avec les courants existants. C’est comme si la musique devait forcément se rattacher à une famille.

OBJECTIF : faire découvrir de nouvelles sensations pour les esgourdes. Bien sûr, les oreilles n’ont rien à dire de la musique. Disons donc pour mes congénères.

Mais fais-je de la musique avant tout pour les autres ou pour moi ? Bien sûr pour moi d’abord, et j’aimerais beaucoup rencontrer des personnes qui comprennent ma musique. Je me sentirais bien moins seul si je n’en connaissais ne serait-ce qu’une… Ce qui donnerait :

Contexte : un océan s’offre à moi

Objectif : je plonge !!

Il faut retenir le plongeon, c’est une métaphore en béton armé.

Idée SF. Des enfants jouent à reproduire notre histoire. Le gamin fabrique une terre clonée en l’an 200 avant JC (200 millions de personnes) dans les exactes mêmes configurations. il en accélère follement le dévoloppement et compare la situation actuelle sur sa terre et la nôtre pour voir si on est vraiment au top de la pyramide… Evidemment ce jeu est encore plus fou et excitant si l’on change les conditions initales, ou même les conditions tout court qui évoluraient avec le temps de développement selon des critères préétablis.