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Articles pour le mot-clé ‘ter’

Oh et puis j’avais mieux à faire ce soir que d’écrire

En face de mon chez moi, il y a un bar concert branché (branché car je n’arrive pas à trouver ce qui regroupe tous ces gens). Jusqu’à deux heures du matin tous les soirs sauf dimanche ça rentre, ça sort, ça clope, ça discutaille, le tout dans la rue trois étages en bas. Bref tu as le tableau.

Ce soir donc, je scrute de mon observatoire les filles en jupettes néogothique et autres pinups un peu banlieue.

Elles ne me voient pas, je suis complètement invisible, je peux mater pendant le temps que je veux sans être vu ni mériter aucun blâme, d’ailleurs je ne me cache que des voisins d’en face, mais la rue, aucun risque, quand on est ° on ne sait pas regarder si haut.

Là à onze et demi ce soir, je vois trois personnes avancer dans la rue et s’arrêter devant le bar en discutant du on y va ou pas.

Je vais tâcher de vous détailler les spécificités de ces deux femmes ° et de cet homme. Deux femmes, un homme, zéro possibilité.

Celle qui est partante est joué par le rôle de la fermière, celle qui déballe dans la grande ville avec ses plus beaux godillots. Grosse, au moins 45 ans, jupe longue bleu foncé sur haut bleu clair, petite, rablée, moche, elle motive les deux autres à venir s’encanailler avec elle en traversant un raccourci vers les enfers.

L’autre fille, c’est la même en plus jeune, avec les mêmes fringues. Je ne m’en souviens même plus tellement j’étais captivé par la leadeuse.

Le cerveau de l’opération.

La sorcière moche, est d’autant proche du style du bar que je ne le suis d’un sympatisant UMP. C’est dire.

Le mec, vieux, sûrement le mari de la vieille. Il les suit partout et il est trop heureux dans la vie avec sa femme même si elle est petite, rablée, moche, sexy comme une biscotte.

Je perd des yeux le trio infernal définitivement. Ils ne sortiront jamais. Voilà, je n’en sais pas plus sur cette histoire. Le videur black leur a fait un signe que je n’ai toujours pas compris et ils se sont engouffrés dans le club.

A l’évidence, dans ce bar club, il y a un dress code.

Et c’est ainsi que j’ai trouvé le pot au roses. Dans toutes ce personnes criardes qui discutent devant mes fenêtres, il y a aussi des gens comme ça.

C’est Bastille ma p’tite dame. Des groupes du troisième âge à minuit un vendredi soir, ça fait ultrabranché. Il n’y a sur terre qu’un seul endroit plus branché, mais personne ose demander lequel. Des vieux oldschool avec des habits qui ne se fabriquent plus, avec sur le dos des collectors qui vaudront une blinde dans cinquante ans. Je suis désolé, mais les modes tournent par recyclage. Les vieux, c’est mode, j’en vois passer tous les soirs.

Pas de méprise, il y a aussi des choses mignonnes qui passent aussi.

Ma petite voix me dit que j’habite à une adresse qui est le lieu de rendez-vous de plusieurs centaines de potentielles.

Ces belles créatures vêtues légèrement, un peu dark. Ces pauvres petites viennent chercher un peu d’amour, et repartent avec la gueule de bois, après dépôt de pizza sur la voie publique, amende de catégorie 4, monsieur, j’ai tout vu.

Ca partait d’un excellent sentiment, et ça se met à ramper à la première occasion dans son vomi chaud, à mon rez-de-chaussée, sous mes yeux. J’habite là encore un petit peu, et je profite  des meilleurs morceaux ! Y a-t-il une seulement une humiliation plus forte que ça ? Tu te gerbes dessus à cause des huit whisky coke, et tu as fait fuir ce sympathisant UMP qui t’avait accompagné que tu n’as plus jamais revu.

Mais qui sont tous ces gens ? D’où viennent-ils ? Que font-ils ? Que nous veulent-ils ? Alors chacun a sa propre représentation de cette population. On va dire que c’est une mouvance, une mode, une segmentation, qui ne porte pas encore de nom, mais oui, un segment marketing. Comme le segment des filles qui se mettent très en avant.

La fille pulpeuse elle tombe dans la vraie vie sur un véritable sauvage de la forêt qui abuse d’elle, puis qui la jette comme un mouchoir en papier. Elle a pris cher sur ce coup et en plus il la lourde. Ca me fait penser à ma prof d’anglais de sup. C’est peut-être son segment maintenant que j’y repense Je n’arrive pas à l’imaginer sexy, c’est trop difficile et désagréable. Mais sans doute qu’Elle se trouvait sexy? Elle a déjà connu un homme il y a des années, mais ça s’est mal passé car il a voulu abuser d’elle pour ensuite la jeter comme un mouchoir en papier. A y réfléchir ce soir, j’ai mis à jour la cardinalité de ce segment.

Bon, voilà, ce segment parmi tant : appelons-le ” ° “. Ca va fixer les idées. Par exemple, les ° ont toujours de gros °°

Ces ° donc ont développé un ordre des choses bien à elles. La ° typique a pour objectif de percer et d’être célèbre. Une ° cherche par tous les moyens à devenir une étoile, à réussir, le tout grâce à son physique et ses charmes, avant tout le reste. Les ° rêvent toutes à leur piédestal parmi les plus belles femmes de la terre. Il est donc évident que les ° réfléchissent un peu moins que la moyenne. Toute étude complémentaire serait pure perte de temps.

Mais non, il n’y a pas que des ° à cette heure-ci dans la rue en bas de chez moi. Je pressens un autre segment tout aussi puissant, équivoque et complexe que le segment °.

J’entends ces sites crier en coeur :

– Bonne année Bastien !!!

Ca, ce n’est pas du tout la signature du segment ° . Mes études ne sont as terminées et j’ai encore beaucoup à apprendre des °.

 

Je ne sais toujours pas qui sont ces gens, là, en bas. Aucun d’eux ne s’habille comme moi (jean, tshirt, baskets). Les garçons mettent tous les jours leur déguisement de mécanicien de station service des années 50. Les filles de et les filles sont très moches ou très craquantes.

Mais de quoi parlent-ils ?

Là, dans la rue, il chantent le lapin de Chantal Goya

 

http://www.youtube.com/watch?v=PsJtoVBhmbw

 

J’abandonne. elles m’ont mis au tapis, je suis battu, crevé. Dans mon slip j’ai les b°nb°ns qui collent au papier.

 

Je vais me coucher.

 

Poker Jump !

Incroyable, je tombe sur cette photo :

Où est l'imper ?

Bon, je ne connais pas personnellement cette personne, mais je m’aperçois que c’est la première fois que je le vois dans les magazines ou à la télé ailleurs que dans un casino. Cet exemplaire d’être humain, mécanique, froid, self control, à la limite de la pièce d’orfèvre,  joue au poker tous les jours et toutes les nuits, et passe la plupart de son temps dans des pièces fermées et obscures. Exceptionnellement, il ose malgré tout défier Dame Nature en tentant de sauter au-dessus d’un point d’eau, pour la photo.

Il a vraiment l’air rond rond.

Il joue un rôle tout le temps, et fait l’erreur de ternir à ce point son image de joueur très fort, beaucoup plus intelligent que toi, qui te plumerait à l’apéritif. Tu es l’apéritif de cette personne. Et là, tu le voies s’apprêter à prendre un petit risque, un risque calculé, presque par déformation professionnelle. Le cliché, volé tellement il est mauvais, fige ce gars dans le plus noble objectifs physiques, garder ses pied au sec. Euh oui, ça il ne faut pas le voir, c’est la grosse honte.

Lui, la star, n’est plus le centre d’intérêt des spectateurs. C’est ce putain de trou d’eau, assez atypique en forme de vagin impudique qui attire notre oeil. Cet athlète acoutré d’une tenue que l’on peu qualifier de kit du pervers (manque l’imper mais c’est tout) en pervers disparaît de l’attention. Je ne le vois même plus, je vois le trou et pas ce petit nain.

Après, si on a le courage de réfléchir davantage, l’on remarque que son pied d’appel est le gauche, il doit être droitier, il se concentre. Il a l’air en tout début de mouvement de son sot parfait. Et en arrière fond on voit ses copains qui sont morts de rire.

 

Ben moi désolé, ça me fait pas rêver moi. Sous les tropiques avec une tête de sadique comme ça, non merci. Je préfère encore notre Francis national.

Non, sérieux…

Très bon shoot monsieur le chroniqueur. Tu as bien bossé, tu as un scoop.

Ah oui, mais je suis sur son compte Facebook, pas celui du chroniqueur sportif (encore un autre sujet, tiens), et j’ai trouvé cette photo… dans ses photos préférées qu’il à uploadées avec ses petits doigts boudinés. Ca a dû cliquer sec puisque je connais ses talents dans les jeux PC. Mais à part la souris et le poker, il est qui lui ?

C’est avant tout un homme surentraîné. Il a un coach physique. A deux, peut-être même à plus, ils formentent les tactiques et stratégies les plus tordues pour te piquer tes billets. Et c’est tout. Pas la peine de chercher, il n’y a rien d’autre, c’est fermé monsieur revenez mardi.

Et là soudain il est seul. Plus personne ne peut l’aider. Il doit se lancer et passer l’obstacle par lui-même, réussir, tout simplement. L’échec n’est pas une option. Il ne peut pas se viander. Il est surentraîné pour te voler, rappelle-toi.

Hop.

Et là plus d’image, on doit continuer l’action dans l’imagination.

Il saute. Et rien, ce n”était pas un évènement. Il n’a pas dû se gaufrer sinon on en aurait entendu parler. Mais le chroniqueur, l’auteur de ce cliché, il s’est posté là sur les abords de cette mare et à attendu sa proie comme le chasseur l’oiseau rare.

C’est pas très convainquant tout ça. J’arrête de me moquer.

On pourrait me croire comme lui, millionnaire en dollars, à qui tout réussi. Ah ça j’aimerais bien, mais j’ai pas encore trouvé la recette magique.

Oh, au poker j’ai un niveau insignifiant , très petit. Je n’ai pas gagné des millions puisque je préfère jouer avec mon hémisphère droit. Je suis simplement un transfuge du cerveau gauche, le calculateur, celui qui tourne sur le concret, le comptable.

Bof, il n’a pas trop les traits d’un clerc de notaire, mais il faut admettre qu’il sait réfléchir plus vite que la moyenne. Il t’intimide ?

Bof bof, je n’ai jamais admiré personne durant mon rapide passage dans le secteur tertiaire. Enfin, tant quand j’y étais ! J’ai reconnu par la suite les qualités de ces employés. Ouf je me suis évité des ennemis mortels en me rattrapant à la branche.

C’est pour cette raison d’ailleurs que j’ai décidé de quitter le secteur des services et me lancer dans internet.

Comment ça, c’est pas du tertiaire ? Mais c’est une évidence. Internet a autant à voir avec le secteur tertiaire qu’une bûche qui prédit la météo. C’est la communication qui m’intéresse, intéressée ou non. C’est comme se faire des amis chez de vulgaires inconnus. Je ne te dit pas qui je suis, mais tu m’as rapporté de l’argent. Je ne t’ai pas volé à proprement, j’ai réussi à te proposer un voyage au bout de la terre en faisant l’intermédiaire. J’ai touché ma comm’, tu n’en a jamais rien su comme chantait Eddy, et je ne connaîtrai jamais rien de ta misérable, lourde et morne vie. Si c’est pas poétique ça…

Mais j’irai malgré tout à l’essentiel, ton portefeuille bien sûr.

Et c’est tout, n’espère rien d’autre, vil cliqueur du soir avant l’émission de 20h40 dans ta banlieue lointaine doré à la bombe de peinture. Emprunte simplement une des autoroutes tracées pour te faire acheter l’objet ou le service que tu recherches.

Et je ne te parle même pas, je lis les journaux pourris que tu dévores pour te cerner plus près encore et deviner ce qui va passer par ton petit cerveau la prochaine fois que tu voudras partir en vacances dans un pays trop loin pour ta paie. Tu feras des recherches sur Google©, puis tu redescendras sur terre, et t’iras voir les vacances en Tunisie car tu n’as pas trop entendu parlé des révoltes, et que tu n’as pas de sous.

Bon finalement tu n’achètes rien et ne me fait rien gagner, tu n’es peut-être pas mon coeur de cible. Mais mille de ton acabit ont déjà pris ta place.

 

J’avais depuis quelques jours l’envie presque reptilienne de faire un post spécifique sur le sujet prénommé “ZANONI le déconneur”.

C’est un ouvrage que j’aimerais bien relire maintenant pour me poiler. Hélas, c’est un livre rare, la traduction en français encore davantage. Maintenant la rareté de cette oeuvre, tombé dans le domaine public, n’est plus. Chaque éditeur y va de sa couverture pour essayer de figer le quoitesque de ce roman pas terrible.

http://www.amazon.fr/Zanoni-Edward-Bulwer-Lytton/dp/1608640523

 

Je ne résiste pas à l’envie de poster ce petit résumé :

” Ce texte, l’un des plus célèbres de la littérature ésotérique, est un roman initiatique ayant pour cadre le XVIIIème siècle. Il évoque l’histoire de deux rose-croix : Zanoni et Mejnour. La voie suivie par ce dernier est aride, c’est la voie de l’ascèse. Celle proposée par Zanoni est la voie de l’amour. 1842. “

En résumé, tu t’abstiens si t’es neuneu, moi je nique car c’est ma philosophie. Je laisse le curieux découvrir la suite.

 

La couverture fait trop moderne. Mon exemplaire à moi était un tirage manuel comme on n’en fait plus que chez les libraires de bord de scène, avec les feuilles à séparer au couteau, qu’il fallait délicatement couper avec les ciseaux de sa trousse, parce qu’il a TOUJOURS eu des ciseaux dans sa trousse.

Bon ce sera pour la prochaine fois, car j’en ai encore des fous rires parfois, alors je dois m’appliquer sur le billet. Je dois reprendre tous les détails, les approfondir à partir du moindre souvenir. Un travail d’autant plus presque douloureux que l’on ne se reconnaît pas dans ce genre de souvenir, datant de cette époque après l’âge ingrat, qui est aussi un âge ingrat, juste plus raffiné, et encore.

En plus je passe vraiment pour un pauvre type, l’humiliation publique full face avec sa copine. Tu lui parles de Zanoni, et tu lui dis que tu aimerais bien lui prêter le bouquin. Je suis en stage à l’autre bout de la France, Biarritz (enfin Anglet), et je taquine mollement la variété locale de bourgeoises.

Et je tombe sur elle, enfin plutôt le contraire.

Dans ma piaule pour quelques mois, j’ai dans mes valises cet ouvrage, que dis-je ce fruit de l’imprimerie disparu d’autrefois. Je pars en voiture avec mes affaires pour 6 mois, je prends ZANONI, comme ça, me disant que ça pourrait servir, mais sans oser s’avouer que ce grimoire abscons à la con a une quelconque qualité cachée, très cachée, mais qui mérite à être découverte.

En clair, ma cocotte, tu vas lire ces 600 pages chez tes parents, dans ta chambre, en plein été basque, toute seule, et à défaut de penser à moi, tu ne penseras à personne d’autre que ZANONI qui te mettra les abeilles à tes deux lobes, ah ah ah ! Et si par miracle tu n’es pas la conne que tu es, tu trouveras peut-être des clés et tu me les abandonnerais. Et je m’enrichirais de ton analyse.

Mais elle ne m’en a pas laissé le temps et elle m’a très vite largué. Enfin, c’est mon analyse ça. Elle avait juste associé au poids de ma connerie celui dudit ouvrage. Lourd, chiant. A fuir.

 

L’histoire ne s’arrête pas là, loin de là, oh non. A l’évocation à son adresse de ce livre que j’aimerais bien qu’elle lise pour qu’elle me dise ce qu’elle en pense, elle me lance d’un sourire :

–  Oui, tu me l’as déjà prêté…

… laissant apparaître qu’elle ne l’a même pas feuilleté et qu’elle n’en a fermement pas l’intention.

N’empêche, elle ne me l’a jamais rendu ce bouquin cette conne. Je ne suis sûr de rien dans cette histoire, sauf qu’elle a gardé le bouquin, sans doute pour le bazarder peu après et faire de la place sous son bureau.

Et voilà comme un roman de 1842 finit sa route dans une déchetterie sans être même ouvert.

Quel cinglant jugement sans appel.

La vilaine a tout effacé de moi. Un jour, elle croise un copain commun, en fait le mec d’avant mois. Ils discutent un moment, ne s’échangent même pas les numéos, et au moment de partir elle place distinctement :

– si  tu revois qui tu sais, tu ne lui as pas dit que tu m’as vue.

Et j’avais même encore rien demandé, que le récit de mon copain soudainement ne m’intéressait plus. Maintenant cependant, je le soupçonne fortement d’avoir inventé. Mais elle se devait de se montrer peureuse après la claque que je lui ai collée. On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui… Finalement elle ne m’a pas oublié !

Et puis, si elle m’avait reproché d’aimer ce prétendu important livre pour moi, ça aurait été tellement plus beau. J’aurais été complètement à poil, désarmé par cette femme, qui revient avec ma bouteille à la mer dans sa main, fragile, nue. Elle aurait compris ZANONI et tomberait dans mes bras avec la pesanteur d’une plume.

Mais non.

Si il faut donc retenir une chose, c’est celle-là :

Aucune ex n’a lu ZANONI… mais celle-là c’était bouillant.

 

Tu connais Françoise CHANDERNAGOR ?

Le jeu du soir est…

… de tagger mes posts.

C’est marrant d’un coup j’ai compris ce que voulaient dire les gens qui disent se sentir chez eux. Là je me connecte à l’admin de ce site pour rédiger un post, et tout d’un coup je me sens chez moi. Taper au clavier n’est plus une contrainte. Je connais les URL par coeur, je les tape plutôt que de cliquer sur le bouton proposé.

Je suis chez moi.

En voilà une belle définition de la notion de propriété. Quand tu n’es pas à manger, je t’achète, je t’acquiers et t’intègre dans mon chez moi, mon petit objetmoncule (un objetmoncule est une sorte d’homoncule des objets), mon petit monde à moi qui m’appartient. Peux-être même un jour pourras-tu prétendre à rejoindre mes objets qui gèrent l’intendance et les affaires courantes de mon chez moi ? T’es un iPhone ? Mince, mon téléphone est dans mon chez moi. Voire peut-être même jusqu’à ce que mon chez moi à moi soit mon téléphone.

Bon, je renonce à compléter cet inventaire d’objets allant du porte-clé pas forcément indispensables, aux manoirs que je ne possède pas.

As-tu adopté un porte-clé ? Comment ça c’est passé la première fois ?

Pour ma part je pense pouvoir en trouver facilement plus d’une dizaine sans trop d’effort. Le dernier qui dure depuis quatre ans, c’est mon petit porte-clé 888 en metal. Ca en serait presque un gri gri. Mais ce n’est bien sûre pas celui-ci que je montre publiquement ! (EDIT Janvier 2012 : je l’ai cassé, fini le 888 !)

Sinon je cède au plus offrant le lieu que je cultive sur l’actualité en général. Ça me prend une place folle et ça récompense bien maigrement. Je vais tâcher de me couper du cordon de news. Deplug. Pause. Allez,  tout le mois d’août puisque je ne pars pas. Mais je vais faire des conneries !

Je regardais sur Google, et j’ai fait sans le savoir une recherche extrêmement rare qui ne m’a craché que quatre pauvres résultat.

4

Jean-Ferdinand Kueffstein

http://www.google.fr/search?hl=fr&safe=off&q=%22Jean-Ferdinand+Kueffstein%22&oq=%22Jean-Ferdinand+Kueffstein%22&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e

Dans ces résultats, je compte trois Wikipédia qui se sourcent TOUTES à l’unique… source :

http://www.deux.fr/encyclopedie/Homoncule_(alchimie)#Le_comte_Jean-Ferdinand_Kueffstein

Ainsi Google ne m’aidera pas à en savoir davantage sur mon poto Jean-F.

Essayons sur Bing, puisqu’ils viennent de déclarer une perte de 2,53 millards de dollars. 36 résultats.

36

Mhhh…

http://www.google.fr/search?hl=fr&safe=off&q=johann+ferdinand+kuefstein&oq=johann+ferdinand+kuefstein&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e

Ah ben c’est mieux là !

Enfin peut-être que c’est plus grave que ça :

J’ai demandé à Google de traduire “homoncule” en anglais, il m’a répondu “manikin”, qui est en fait le mot pour mannequin anatomique, tu sais, le squelette du docteur ?

Le moteur de recherche n’y est certes pour rien. Les amerloques, même les moins cons, ne savent pas ce qu’est un homoncule. Ils disent homonculus, mot bien sûr savant donc latin, que l’on a francisé faisant balancer culus pour cule. C’est au passage d’une perfidie sans nom. Alors soit les sages de l’époque appliquaient froidement les règles du bon art de l’arithmétique, pour décréter que les mots savants latins doivent non plus s’écrire “lus” à la fin mais “le” en français savant, soit ils avaient du salace, à coup de chansons paillardes élaborées entre potos, Les Compagnons de la Soif, et qu’ils arrivaient, avec toujours un délice plus fort et des crises de rires plus grandes, à faire passer en douce dans la tradition musicale contestataire.

Si je comprends bien mon raisonnement, soit le français est une langue prétentieuse au possible, soit il y a des génies en action quelque part, là, pas loin,  à 1h39 le mardi 2 août 2011.

Ou soit peut-être encore que Google n’est pas savant et qu’il n’est pas foutu de traduire du français saaavant en engliche. Nous les Froncés on a tout chouravé, tous les termes latins  aux autres langues, et surtout à l’anglais, cette bêcheuse.

Le scientifique français doit s’évertuer tous les jours à baptiser un terme en latin qui désigne un nouveau concept. “Danslcululus”, devient par magie le concept “Danslculule” qui déploie outrancièrement (et donc prétentieusement) le doute quant à l’origine dudit concept.

Soit c’est français, soit c’est PAS français.

T’es français ?

Ca y est !

Je vais devoir me coller un jour où l’autre au billet qui parle des “albums” que j’ai eu le plaisir de boucler…

…et même de co-mmer-cia-li-ser.

Quatre albums, onze morceaux, vingt ventes :

  • Album 1 : HUMAN (2002 CD1)

HUMAN – Part 1

HUMAN – Part 2

HUMAN – Part 3

Le manifeste. Que du piano. La pochette est compliquée… Un petit homme et le temps qui passe sans s’arrêter.

  • Album blume : ARVO DENIOZ IS BLUE (2002, CD2)

Arvo Denioz is blue – Part 1

Arvo Denioz is blue – Part 2

Arvo Denioz is blue – Part 3

Pas le plus abouti des quatre. Mais récemment, je me suis surpris à le redécouvrir encore et encore.

  • Le troué :  SLODONE! (2002, CD24)


SLODONE! – Part 1

SLODONE! – Part 2

SLODONE! – Part 3

Pareil. Pourtant tout n’est pas sorti jusqu’à ce 24.

  • Le dernier : Let me X (2002, CD 26)

Let me X – Part 1

Let me X – Part 3

Ca restera peut-être mon préféré.


Bon j’ai la flemme de faire de belles photos de studio. C’est juste pour illustrer et donner de la valeur à ces rares exemplaires…
Tu connais Adrian Cronauer ? Ce gougnafier, non seulement républicain, a milité pour l’élection ET la réélection de Bush fiston…

Projet BD

Un copain m’a mis dans la tête il y a quelques mois l’idée d’un projet qui me plaît bien. Partir d’une collection de bandes dessinées et fabriquer un nouvel album non validé par l’auteur. Cela a déjà été fait à ma connaissance pour Tintin, on appelle cela les “Tintins Pirates”. La commercialisation d’un “remix original” est interdite sans l’accord des héritiers, mais on ne va pas s’arrêter à cela bien sûr. Nous, on veut faire un Astérix pirate. On a tous les albums scannés et un embryon de scénario, on a une liste de noms pour les protagonistes de l’histoire. Je ne vais pas détailler le synopsis. Je vais par contre tenter en direct live d’écrire un scénario tout neuf.

Délinquence à la mode

Je regardais un reportage sur la violence dans les transports urbains. Le gars qui assiste à une agression et qui intervient pour porter secours à la victime, se prend un gros coup sur la tête asséné par un complice qu’on n’avait pas vu. Le gars il faisait partie du plan des voyous, ils l’ont vu et se sont dit : “c’est lui qui va nous casser les couilles, c’est toi qui va lui mettre un coup sur la gueule quand il bouge un poil “. Quel génie…

Le gars il a donné huit coups de couteau et il dit “j’voulais pas l’tuer”. Il y a des choses qui ne trompent pas. Et les braqueurs du métro, pour les retrouver, les flics n’ont eu qu’à se promener justement dans le métro. Les gars ils n’avaient qu’a arrêter un moment de prendre les transports en commun, mais ils ont pas pu. Ils vivent dans les transports en commun. Ils ne payent pas bien sur pour utiliser le réseau régional. Ils se laissent divaguer, emporter dans les tunnels. Ca doitr rendre un peu dingo tout ça. Un gars il s’amuse à faire semblant de voler une pauvre dame sur le quai. Celle-ci qui sursaute comme un cabri alors qu’il s’en va en ricanant. .Magnifique, du travail d’artiste.

Tiens je vais lancer une chaîne télé avec deux chaînes de manière alternée. Pas 12 heures, pas dix minutes, mais 1 seconde. Quand tu regardes cette châine pendant une heure, tu as donc regardé 30 minutes de chacune des chaînes, une seconde sur deux chaque. Une chaîne pourrait par exemple décider de passer elle aussi en bisynchrone inversé et donc diffuser des émissions qui, une fois le flux vidéo récolté par l’internaute et monté, deviendrait une chaîne classique. Ce canal serait celui des geeks car il nécessiterait une opération pour être appréhendé. Le cryptage ultime.

Est-ce quil t’est déjà arrivé de confondre Rip Torn et Tor Johnson ?

Qu’est-ce que le début de la richesse ? Moi je dirais que c’est d’avoir une équipe travaillant sur le choix de ma prochaine voiture, véhicule qui changerait pour chaque déplacement bien sûr. C’est d’avoir une collection de tous les véhicules jamais manufacturés. Cette énorme bibliothèque de voitures, motos et véhicules utilitaires ferait rêver tout alien anthropologue. Imaginez, la collection complète des engins de transport, chantier, agriculture, travaux, sécurité, santé, officiels… Allez la promo du mois c’est que si on s’abonne sur 24 mois on a en plus et sans supplément les addons Full Aeronefs&Rockets, Boats, Monuments&Weapons, Nature&Space, Art, Science, Bonnes Femmes&Autres Légendes et Diseases&Pervertions. L’abonnement donateur généreux vous permet de recevoir gratuitement sur votre iPhone la version Platinum comprenant toutes les collections dont Jeux&Vie, Religion&Asministrations, et surtout Filles Bandantes&PetFriends.

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世界,

soit Le Monde plus vulgairement. Mais c’est trompeur car les addons Partage&Respect, Equité&Justice n’ont pas été développés pour des raisons économiques (inutiles et dépassés).

Et de quoi parle-je, de tout simplement la reproduction de la machine par la machine. Le prochain modèle aura pour objectif de simuler le premier engin à fabriquer l’article choisi dans le catalogue. Moi, je dis ça, c’est juste pour aider et proposer une méthodologie des coiffeurs pour faire des économies.

Fatalement, les données étant maintenant sauvegardées au niveau mondial, l’humanité ne disparaîtra jamais. Ma prédiction est qu’il viendra un jour où l’on se posera cette question : nous allons enregistrer tout ce que nous sommes numériquement et le partager. Nous pourrons compiler ce genre de collections. Nous serons capable de manufacturer une Lamborghini Coutach LB500S en un tour de main et de la livrer testée, avec le plein, et une caisse de trois Shlurdz 399.

L’agent de police lunaire, il met un énorme coup de pied dans l’entrejambe pour rester correct et tout public à un alien forcené, et à ce moment son partenaire lui crie “c’est un Ulwak, il a une capuche !”. Le policier enlève donc la capuche du suspect extraterrestre, et donne subitement un gigatesque coup de pied dans le bas de sa machoire, car il faut savoir que les Ulwaks portent leur bourse pendante au menton. Quel gag…

Pauvres dauphins

Les dauphins, ces mammifères de la mer, sont fascinants. Ils ont la conscience de l’autre, et donc de soi. Ils savent ce qu’ils sont, et ce que les hommes sont. Ils se reconnaissent quand ils se regardent dans un miroir.

Le problème sur le plan de l’évolution pour les dauphins, c’est qu’il s’agit selon moi d’une impasse évolutive. Je ne vois pas comment des dauphins deviendraient assez intelligents et surtout évolués morphologiquement pour inventer l’agriculture et l’extraction de minerai à des fins de manufactures d’objets de consommation courante. Ils ne nous dépasseront jamais et ne nou supplanteront pas, d’autant plus que maintenant on commence sérieusement à empiéter sur leur territoire.

Donc, chaque fois que je vois un dauphin à la télé, je rigole un peu…

Pauvres dauphins.

Tiens, je viens d’avoir une révélation du pourquoi du choix de ma conjointe et pas d’une autre. Il se trouve qu’il y a des choses que je ne comprends pas en elle malgré mes recherches approfondies. J’ai développé avec les ans une véritable science autour de la question. Une bonne partie du budget temps y est consacré pour tâcher de percer le mystère et d’avoir les réponses à plusieurs questions. Pourquoi le pain grillé ? La barbe, je dois la couper à combien ? A quoi sert la bouteille d’eau à côté du lit ? Je peux boire dedans ? Pourquoi ce dentrifrice ? Et surtout pourquoi pas ce dentifrice que je viens d’acheter ? Et comment il fonctionne le truc qui tourne en boucle dans sa tête ? Vraiment multitache ? Et pourquoi se vouvoyer ?

Bref, je l’aime car je ne la comprends pas.

Après, bon c’est vrai, elle ne voit pas cela pareil.. Mes piques de sondage sont simplement d’inoffensives petites enquêtes de routine pour enrichir les dossiers centraux. Blême bureaucratie! Mais comment pourrais-je me moquer ? Il faudra un jour que je couche Tililand sur le papier pour prouver une bonne fois pour toutes ma pure bonne foi dans l’affaire.

Trois mots qui à tour de rôle sont le plus éloigné possible du sens du mot précédent.

Exemple : la Schtroumptfette, Bernard Ménez, et l’humour.

Tiens j’avais envie d’aller voir une copine qui joue dans une pièce. En plus elle est jolie. Je vais sur son site web puisqu’elle fait du web design, et je parcours avec hardeur sur mon écran l’étendue de ses innombrables talents, du moins dans le souvenir troublé que je tâche depuis d’entretenir religieusement..

Euh, finalement je ne vais pas y aller. Ca ne peut être que l’âge qui me fait avoir tel raisonnement. Je vias donc d’abord parler de l’histoire à ma conjointe, toujours elle, et c’est elle qui décidera (c’est du tout cuit).

C’est elle qui va bien rigoler quand je vais lui raconter.

C’est drôle, je me sens de force à conquérir la planète. Cela fait longtemps que ce n’était pas arrivé chez moi. Une partie de moi se bat pour être le premier. Et je me bats à mon tour contre cette partie. Et ce soir, les forces sont incertaines des deux parts. Il se formente un insidueux et incompréhensible courant turbulent qui se perd dans l’infiniment petit.

Si l’on tentait de comprendre une part de ma mélancolie, l’on dirait que je n’aime pas ce que je suis. Je déteste avoir hérité d’un corps humain. La gestion des rapports parent enfant est prometteuse ! Il va falloir de mon côté que j’approfondisse la réflexion sur ce point pour ne pas être à court d’arguments si l’on allait à me faire un reproche sur une inflexion à intention éducative douteuse ou mal comprise. Si je veux que mes enfants jouent d’instruments de musique, comment concilier cette louable intention avec mes conceptions propres de la musique ? Je ne sais pas de doute façon si je pourrais pardonner à mon enfant d’être devenu le nouveau Mozart…

Tu es déjà allé dans le LHC ?

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Dans les documentaires sur les endroits du bouts du monde, on traite TOUJOURS des gardiens des traditions et JAMAIS de ceux qui les contestent. Résultat, nous, français coincés devant notre plasma, on a l’impression que le monde qui nous entoure est religieux et respectueux des traditions à l’extrême. Et pour dire plus, on pense que la vie de ces gens lointains se résume à cela. Comme dis je ne sais plus qui, c’est du grand n’importe quoi… Me concernant, la consternation qui m’emplit à chaque crépitement de mon écran m’énerve plus qu’il ne m’intrigue et m’intéresse.

Alors vaut-il mieux découvrir un nouveau film plutôt qu’un énième documentaire sur le pélerinage des tibétains ? L’homme est fasciné par les relations sociales. Il se projette dans l’histoire que l’écran lui conte, et émet des jugements sur le comportement qu’il aurait dans telle ou telle situation. Plus le film s’alambique et traite de sujets inexplorés, plus l’homme apprécie et plus son bon plaisir est satisfait. Au bout d’une génération, tous les filons sont exploités jusqu’à la corde, et cela recommence avec la prochaine, les jeunes qui ignorent paisiblement le passé pour mieux s’approprier le présent qui leur est vendu comme plus intéressant et plus… moderne. L’humanité n’est donc pas prête d’après moi à sortir de cette boucle. Je dois quand même admettre que ce système itératif et répétitif possède de sacrés avantages, à savoir qu’il assène les vérités à assimiler et qu’il enrichit notre savoir par couches successives. Et il n’est pas étonnant pour certains de s’insurger de la lenteur des autres à comprendre ce qui leur paraît évident. Nous sommes loin d’être égaux sur l’échelle de la finesse d’âme…

T’as déjà gravi le mont Kailash ?

J’en ai vraiment assez de ce format d’écriture. Si j’arrive à restructurer (bon ok structurer) ma pensée et me focaliser sur un objectif clairement défini, je devrais pouvoir arrêter de remplir ces billets.

Tiens, je dois me fabriquer une fausse interview de Franck Deltour, mon alter ego au nom sorti de mon imaginaire le plus cru. Le même prénom mais avec un “c”, un nom qui n’a pas trop de rapport question zone ethnogéographique, pas très ressemblant, mais à la limite pourquoi pas. Sans doute une Ingmar Elisterov aurait été plus approprié. Mais Franck Deltour, c’est pour moi le comble du mauvais goût. Un prénom allemand avec un nom hispanisant. De quoi rappeler les moments sombres de notre histoire durant le XXème siècle…

Est-ce que tu crois que “ménage à trois”, ça parle de toi et de tes deux mains ?

Souvent, je me concentre inconsciemment sur mon cerveau pour le guérir de ma maladie. Je me dis, qu’après tout, mon corps est mon interface et que je dois être en mesure de pouvoir lui intimer des ordres pour améliorer son fonctionnement ou rétablir une fonctions défectueuse. J’ai eu extrêmement de chance de pouvoir coucher sur l’écran cette pensée.

Idée numéro 12343 : faire un site référencé sur “j’ai besoin d’aide” avec ces billets présentés comme énigme à résoudre pour m’aider à m’en sortir. J’expose par mes textes le fruit de mes réflexions. Qu’est-ce que ça veut bien dire ? Ai-je vraiment besoin que l’on me l’explique ? Je n’en suis pas certain, cela dit, j’aimerais bien qu’on me donne quelques ficelles.

Je disais que je ne souffrais plus ce format d’écriture tout à l’heure. Mais quelle prétention de ma part d’avoir pu estimer que j’en avais fait le tour. Je ne fais que commencer à archiver mes réflexions. Et je peux très bien décréter qu’il m’est possible d’avoir un projet d’écriture à côté.

Je regarde une série Z, ilo y a un combat de chars. Quand un char explose, ce sont des plans de chars en plastique avec des soldats de plombs grossièrement animés. Le char explose donc avec farces de pyrotechnies, puis on revient sur les deux héros qui s’attendent à recevoir le char sur la tête, sauf qu’il reçoivent une énorme pile Duracel à la place. Mais c’est quoi l’adresse du dealer du scénariste ?

Je suis quand même fondamentalement pacifiste. Si j’avais entre les mains le tueur de mon enfant par exemple, je ne me dirais pas que ça me ferait du bien de lui faire du mal. Si j’en venais à devoir fomenter une vengeance, je n’en resterai jamais qu’aux menaces. Et les menaces sont le dernier recours du pacifiste. Il n’imagine même pas qu’il puisse y avoir une forme d’action dissuasive ou exhutoire sur le plan physique, car il croit en l’homme et que tout échange de mandales est contre-productif.

Dans les “credits” du film :

Ecrit par xxx xxx (il est mort)

Et la question que je me pose : est-ce que le fait de bien préciser que l’auteur de l’oeuvre en question est décédé des suites de sa propre connerie offre une valeur supplémentaire au film ?

Et encore un :

The Louvre has banned all rock concerts, and limits cultural activities to exhibitions of paintings and scultures and stuff.

The American Association of History Teachers recommends these books to children who wish to learn more about France :

(s’ensuit les deux premiers noms de bouquins que je ne cite pas tellement ils ne méritent pas, bref, vient donc ole troisième)

“Kings and Other Dead Guys Who Whore Sissy Clothes “

Ce film n’a qu’une pauvre note de 2,9 sur 10 sur Internet Movie Database. Alors de deux choses l’une comme aurait pu dire Phantomato of the Opera, soit les votants n’ont vraiment rien compris à ce film, soit cher lecteur, oui toi, tu ferais mieux d’aller mettre un royal 10 sur 10 sur IMDB à ce chef d’oeuvre méconu qu’est Killer Tomatoes Eat France.

Une dame de 69 ans est restée enfermée dans la salle de bain de son appartement au deuxième étage. Comment est-ce possible ? Cette vieille s’en est sortie sans créer d’inondation avec le robinet du lavabo et attendre les pompiers.

Je crois que je n’arrive pas vraiment à écrire (sorry pour ces posts) car je m’ennuie quand je dois décrire ce qui n’est pas le coeur du sujet. Je vais noircir une page sur la signification du mouvement Krautrock pour un lapon, et après, pas un mot sur des sujets plus importants de ma vie quotidienne. J’arrive finalement en n’arrivant pas à écrire à trouver un équilibre sous la limite du supportable.

Et toujours ce problème avec la limite des 1000 mots…

“ J’aimerais qu’on valide la densité de vert dans la pelouse . ”

Ouarf ouarf ouarf

Que je suis vieux, je me souviens d’une publicité pour une machine à écrire électronique…

J’hallucine, à Abidjan il y a encore des filles qui tapent à la machine et qui ne passeraient sur PC pour rien au monde (enfin peut-être que si, question de prix). Mais tout compte fait, comme c’est trois à cinq fois moins cher à la main, la tradition qui n’en est pas une persiste et permet de recycler ces millions de machines à écrire crachées de nos usines pendant le siècle dernier. Tout bien considéré pour finir, je ne cracherais pas sur un exemplaire à la maison… J’ai l’impression d’être dans un tunnel à écrire sur mon PC,n et que celui-ci guide mon inspiration. Une vieille machine semblerait altérer l’écriture, la bonifier, et surtout la sublimer. Que c’est bon de convertir le nombre de pages noircies en peu de temps en masse physique d’inspiration, comme si celle-ci se matérialisait au son des marteaux qui impriment le papier…

Porte de sortie bis ou ter

Je pensais à une idée de porte de sortie tellement évidente que j’ignore pourquoi j’y pense seulement maintenant, après plusieurs mois d’intenses réflexions nocturne au prix de litres de sueur. L’essence même de notre mortalité est concentrée en nos corps. C’est lui qui meurt et entraine notre mort qui est plutôt un arrêt forcé. Plus de machinerie pour nous garder vivant, plus de vie. Je pense qu’il serait plus simple de se passer du corps pour atteindre l’immortalité plutôt que d’essayer (en vain à mon sens) de le perfectionner à le rendre invulnérable aux maladies et à la déliquescence de l’âge.

Je réfléchis souvent à l’évolution de l’intelligence artificielle. Un jour une entité virtuelle naîtra et sera notre semblable, mais sera intégralement numérisée. Elle sera comme nous douée de conscience et saura faire la part entre le bien et le mal. Bien évidemment, elle n’aura pas de corps, mais pourra piloter des périphériques. Elle est une porte de sortie.

Pour l’atteindre, j’ai encore à l’esprit ma lubie informatique. Une fois nos cerveaux digitalisés, l’humanité pourra résoudre des problèmes qui nous résistent actuellement grâce à cette mise en commun. Notre civilisation connaîitra alors un schisme pacifique. Chaque adulte possèdera un alter ego qui l(aidera à avancer. Bon, j’ai perdu le fil de cette idée, ou plutôt je la trouve bien moins intéressante maintenant que je m’y suis intéressé de près…

Je me demande si je ne fais pas en avance la crise de la quarantaine. Humour !

Tu as déjà vu le film ” The Fountain ” ?

Aronofsky semble partager des concepts avec moi…

Tu sais marcher sur les mains ?

Des pros

Tu savais que deux actrices pornos qui vont tourner une scène lesbienne ensemble demain, et bien elles couchent ce soir ensemble pour répéter leurs rôles ?

Un jour j’ai réussi à atteindre un recul tel une avancée technologique. J’analyse les relations entre les gens bien plus finement, mais hélas le sujet a perdu un peu de son intérêt, nanti de ce nouveau savoir. Lorsque je me figure ce que serait un imbécile, je pense à ce saut évolutif que j’ai accompli et me dis que cette population n’est pas loin de le connaître.

Je me rends bien compte que ce que j’écris là montre une complexité que je n’arrive pas à réfréner. C’est peut-être relié à la puissance de calcul disponible, mais parfois j’en doute. Il est bien sûr rassurant et encourageant pour l’égo de reconnaître à peu près honnêtement que l’on en est pourvu. J’ai bien du mal à remonter à la source de ma confiance en moi. Elle semble indéfectible. Cela ne peut en être autrement. Alors, à partir de là, cette complexité apparente, elle ne me gène pas du cout au contraire. Je ne vais quand même pas me plaindre de cette richesse de tortures…

Mais il ne s’agit que d’une croyance comme une autre, quoique fortement structurante.

C’est drôle, je viens de m’apercevoir que la vidéo, quand je la pratique, j’exploite des réseaux communs dans ma recherche de l’inspiration “artistique”.

T’as organisé un dîner suprise avec ta copine en lui offrant le couvert à la cérémonie des Hots d’Or d’un coût de 1250 euros ?

Je ne vais rien découvrir. Je ne vais rien inventer. Je ne vais rien faire connaître. Je ne serai qu’une fiche d’état civil et quelques autres données administrative. Seul un travail acharné permettrait de récolter d’autres informations sur moi. Même Laetitia ignore la moitié de ce qui me passe par la tête. J’ai toujours eu besoin de me refermer sur moi-même et réfléchir. Bon c’est banal ça, mais je crois que cela constitue ce qui bloque ma créativité de démiurge, à l’art, bref à l’inspiration. Et c’est bien celle-ci que je traque en me disant que le génie artistique est l’unique de nos traits à se démarquer de notre société et de nos comportements préenregistrés et joués comme des programme de manière prévisible sans faille. Et c’est cela je pense l’âme de l’artiste : pouvoir transcender son être machiniste et trouver une porte de sortie métaphorique. J’étais d’accord pour dire que Duchamp avait tué l’art moderne car je ne pouvais concevoir la simple existence de branches artistiques inexplorées. Je suis hélas conscient que mes considérations échapent à beaucoup de présumés artistes. Je n’ai rien découvert, mais je sais qu’il reste tant à explorer. J’en ai la plus profonde des convictions. Le problème se situe au niveau de l’interface entre le moi et le non-moi. Je dois exprimer cette certitude et la partager.

T’as un pyjama ?

T’as deux pyjamas ?

Je prends conscience que je ne parle pas de mon entourage, jamais, ou tout du moins pas encore. Personne ne semble être en mesure de m’aider d’une manière ou d’une autre à aller voir au-delà de la colline. Je suis mon seul guide et personne ne m’impressionne. Je n’ai ni modèle, ni idéal.

Bilan après une semaine

Ma vie tourne autour d’elle depuis le 2 avril 91. J’apprends son prénom, et me voilà parti pour vingt ans à me demander qui c’était et à regretter de ne pas avoir fait sa connaissance. Et voilà qu’en lançant un appel sur un site d’anciens du lycée l’une me répond tout simplement :

2/04/2010 09:34:46 Bonjour André,
Je me souviens d’autant mieux de Liz que c’est une amie d’enfance à moi, je la connaissais depuis le CE1, nous étions ensemble en cours élémentaire, et nous sommes retrouvées à Duval. Elle s’appelait Liz Beaulieu, et je la vois toujours. Je déjeune même avec elle ce midi, je lui parlerai donc de ton message.Elle est sur facebook, à son nom de jeune fille ou de femme mariée, je ne sais plus… Au risque de te décevoir ;), elle est en effet mariée, elle a deux enfants, et elle est journaliste. Son nom est désormais Dumont.
Voilà pour l’essentiel, le reste, elle te l’apprendra elle-même si elle le souhaite.
Bonne continuation à toi, Claire

Facile ! J’aurais dû y penser avant. Mais… j’y ai déjà pensé et plus que cela même ! J’ai écrit deux fois au lycée, j’ai inondé le web d’appels à recherche. Je n’ai sans doute pas fait le maximum, mais on ne peut pas dire que je suis resté” inactif toutes ces années.Et voilà qu’en un instant je tombe sur une de ses amies d’enfance qui me lâche enfin le morceau !!
On est le 13 avril et je me rends compte qu’elle m’a répondu exactement 19 ans JOUR POUR JOUR après celui de la “rencontre”. J’avais écrit à Claire le 31/3… Bref.
Pour compléter la chronologie récente, j’ai découvert la réponse de Claire le 7/4. S’en est suivi plusieurs jours de littérale euphorie. J’étais sur un nuage à la simple idée que le fait de la revoir était de l’ordre du possible et que cela ne dépendait que d’elle.
Et comme elle ne me répond toujours pas, je me dis que je vais m’en tenir là. J’ai élaboré plusieurs plans d’approche mais j’ignore si je vais y donner suite. Déjà, les mails à elle et à Claire ont été suffisamment vagues pour noyer le poisson : pas question de parler d’amoureux transis, des heures passées à penser à elle, des rares jours sans son souvenir. Elle a du reste tellement vécu dans ma tête qu’il n’est même plus question d’amour ou de passion.

Donc les stratégies d’approche envisagées sont :

– rencontrer Claire
– rencontrer les deux à la fois
– la relancer

Le premier choix me paraît le plus simple bien que le plus éloigné de l’objectif, à savoir un face à face avec elle pour faire connaissance et faire fi des 19 ans. Je suis certain qu’elle m’a presque oublié depuis ce temps et que l’idée de me revoir ne la tente pas plus que cela, mais qui sait ? Elle se dit peut-être que ça l’amuserait un peu. Mais si elle est coincée, elle ne donnera pas suite. Pour l’instant je ne tire aucune conclusion et j’attends patiemment. Mais le simple fait que Claire me livre une telle foule de détail dans sa réponse me laisser penser qu’il serait facile de la rencontrer car, pour le coup, elle, elle est au moyen curieuse !

Donc qui est Liz finalement ?

Je découvre qu’elle est journaliste à la télé depuis 97. Des détails que je n’aurais pas pu inventer tellement cela semble incroyable :

– de 99 à 2001, j’ai bossé pour la maison mère de cette chaîne. En 2000 les locaux de la chaîne sont venus s’intégrer aux locaux de la maison mère. On a déjeuné au même restaurant d’entreprise pendant un an
– à cette époque, j’habitais exactement en face de l’entrée des locaux de la chaîne. J’y suis resté jusqu’en 2003, et tous les jours, elle venait bosser à moins de 100 mètres de chez moi !
– en épluchant ses amis sur un réseau social très connu, je constate que deux de ses amies sont elles-mêmes amies avec deux de mes amis qui ne se connaissent pas (vous avez suivi ?). J’ai évidemment fait chauffer la boîte gmail quand je m’en suis aperçu !

Bon voilà, je ne sais pas trop ce que ça va donner tout ça. Je sais par contre qu’on ne peut pas revenir 19 ans en arrière. Et ce n’est finalement pas l’essentiel. En médecine, on pourrait faire l’analogie avec une ablation d’un organe qui ne sert plus à rien. Mais qui est assez savant pour prétendre qu’il ne servira jamais plus ? Maintenant que je l’ai un peu retrouvée, que je peux lui mettre un nom, un métier, quid du mystère qui m’a animé tout ce temps ? Vais-je devoir en trouver un autre ou m’en passer ? A me relire je constate que je sais déjà que je ne la rencontrerais jamais et que je devrais simplement intégrer ces nouvelles informations, sans tout compte fait résoudre quoi que ce soit.

Mais je continue à révérer ce fol espoir fripé.

Liz,
Encore
Une
Fois
Ton nom

Liz.