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Articles pour le mot-clé ‘vivant’

On croit, puisqu’il en est mort, que la plaie était mortelle

Lu sur le parisien point fr une belle lapalissade sur la mort de Khadafi :

” Les premières photos et vidéos diffusées jeudi ne permettaient pas en effet d’établir si l’ancien leader libyen était vivant ou mort au moment de sa capture, mais de nouvelles images des télévisions arabes Al-Arabiya et Al-Jazira l’ont clairement montré vivant et blessé quelques minutes avant sa mort.  “

 

Ce n’est pas moi qui le dit :

« Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapalissade

 

Bon, je suis un peu de mauvaise foi car la phrase incriminée du journal précise qu’il était “vivant et blessé”, et pas seulement “vivant”…

 

La chanson de Lapalisse est absolument redoutable. Un quatrain :

Ses valets étaient soigneux
De le servir d’andouillettes,
Et n’oubliaient pas les œufs,
Surtout dans les omelettes.

Allez, je suis parti dans les liens. On saute les entrées et autres amuse-bouches.

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Plat de résistance :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapalissade

(surtout les paroles de la chanson)

Pousse-café  et son macaron :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bushisme

Bonbon sur le plateau en argent de l’addition :

(aperçu : “La plupart de nos importations viennent de l’étranger.”)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chr%C3%A9tiennerie

(que dire…)

Rail de piment de Cayenne écrasé au pilon en pierre volcanique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Perronisme

(“Ne pas y aller avec le dos de la main morte.”, “Moi, je suis unanime là-dessus.”, “J’imagine Pat que tu dois sentir que tu as une épée de Guillaume Tell suspendue au-dessus de la tête ?”)

J’ai pris du poids

Ben oui, j’ai grossi ces derniers mois. Je faisais 61, je suis passé à 62. Ca fait vingt ans que ça ne m’étais pas arrivé. Et j’ai dû refaire une partie de ma garde-robe, celle qui me sert au corps, ou plus précisément aux bonbons. Tous mes caleçons en latex, hop chez Emmaüs. Ne soyez donc pas trop étonnés de voir les SDF du 11ème s’affubler de ces tenues coquines… Finalement je redistribue ce que j’ai gagné à la sueur de mon front. L’augmentation pondérale de mon corps physique contribue, oui je le dis, contribue à rendre le monde meilleur. En plus le latex ça tient chaud.

Donc, j’ai pris un peu de poids. Bah, juste un kilogramme, mille grammes. Ca vaut bien un gros steak saignant, ça. Et en plus, pour accumuler cette masse graisseuse, j’ai bouffé et encore bouffé des mets fins toujours plus gros et délicieux, j’ai fréquenté assidûment les restaurants à prendre le plat du jour dans le menu du jour, le verre de vin et le café qui vont bien. Malgré tous mes efforts durant plusieurs mois, je n’ai pu que me défaire de ma panoplie de Superman et du slip boxer moulant avec les trous devant et derrière.

Moi, je suis comme vous (au-delà peut-être de la possession de tels vêtements, mais encore une fois je viens de m’en séparer), je me demande toujours avant d’acheter quelque chose si j’en ai vraiment besoin, car une petite voix en moi me rappelle systématiquement combien l’homme souffre encore de nos jours, et parfois même meurt de faim. Et ça, ça me fait tellement mal que je finis toujours mon assiette au resto. La faim dans le monde, j’y peux rien, ça me donne faim.

Et c’est facile de retrouver l’appétit avec la télé ! Je me suis abonné sur ma Freebox à toutes les chaînes de documentaires pour multiplier mes chances de voir un gamin crever la dalle aux heures de repas pour me stimuler l’appétit.

A contrario, je déteste les chaînes culinaires. Cuisine TV, moi vivant, j’y serai jamais abonné! Ca me coupe la faim direct toutes ces émissions pour apprendre à faire la choucroute aux fruits de mer, le paté en croûte au munster, l’omelette norvégienne au lard, le mignon de veau au caviar de cèpes et aubergines, jus de persil… Là, curieusement, ça me fait culpabiliser. Je me dis, d’une part, que c’est pas bien alors qu’on meurt de faim ailleurs, et d’autre part que je n’arriverais jamais à venir à bout d’un tel menu gargantuesque.

Porte de sortie bis ou ter

Je pensais à une idée de porte de sortie tellement évidente que j’ignore pourquoi j’y pense seulement maintenant, après plusieurs mois d’intenses réflexions nocturne au prix de litres de sueur. L’essence même de notre mortalité est concentrée en nos corps. C’est lui qui meurt et entraine notre mort qui est plutôt un arrêt forcé. Plus de machinerie pour nous garder vivant, plus de vie. Je pense qu’il serait plus simple de se passer du corps pour atteindre l’immortalité plutôt que d’essayer (en vain à mon sens) de le perfectionner à le rendre invulnérable aux maladies et à la déliquescence de l’âge.

Je réfléchis souvent à l’évolution de l’intelligence artificielle. Un jour une entité virtuelle naîtra et sera notre semblable, mais sera intégralement numérisée. Elle sera comme nous douée de conscience et saura faire la part entre le bien et le mal. Bien évidemment, elle n’aura pas de corps, mais pourra piloter des périphériques. Elle est une porte de sortie.

Pour l’atteindre, j’ai encore à l’esprit ma lubie informatique. Une fois nos cerveaux digitalisés, l’humanité pourra résoudre des problèmes qui nous résistent actuellement grâce à cette mise en commun. Notre civilisation connaîitra alors un schisme pacifique. Chaque adulte possèdera un alter ego qui l(aidera à avancer. Bon, j’ai perdu le fil de cette idée, ou plutôt je la trouve bien moins intéressante maintenant que je m’y suis intéressé de près…

Je me demande si je ne fais pas en avance la crise de la quarantaine. Humour !

Tu as déjà vu le film ” The Fountain ” ?

Aronofsky semble partager des concepts avec moi…

Tu sais marcher sur les mains ?