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Mon rêve à une table de poker

______________________________WSOP Main Event $10 000, plus de 5000 joueurs, il reste deux tables. Je marche sur les tapis et je suis chipleader avec $50 millions. Gus Hansen est deuxième au chipcount avec la moitié. Il sait que je sais qui c’est. Lui, il ne me connaît pas encore. Mais il ne va pas tarder, ah ah ah !

Je suis au petit blind et lui au gros, blinds 400k/800k.
Moi :
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Gus Hansen :
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All in. C’est suivi par moi instantanément, instacall.

On se montre nos jeux, en les lançant presque simultanément “face up”. Et je lui lance sur un air frimeur italien italien qui lève l’épaule, incline brutalement son cou sur le côté en fermant un oeil :

– Well, good luck Gus. It is fifty fifty, right ?

Flop :

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En résumé, la seule façon que j’aurais de battre Gus Hansen, c’est en ayant une Motte grande comme la Grande.

Aujourd’hui, j’ai fait quelque chose que j’attends de toutes mes forces depuis 19 ans. Depuis le 2 avril 1991 exactement : j’ai renoué avec une vieille connaissance. J’espère qu’elle me répondra.
Depuis que j’ai démultiplié mes connaissances à son sujet hier, le temps s’est accéléré et il s’est passé quelque chose en moi. Je suis très incapable de le définir. Peut-être n’est-ce que le retour en surface de sentiments que j’avais imaginé avoir ce jour-là.

Je me sens quand même un peu libéré de cette emprise. je pense sans cesse à la phrase qui dit qu’il ne faut jamais rencontrer son modèle, son dieu.

La part de rêve est qui sait plus enrichissante que la réalité. En tout cas dans le cas présent !

Le rêve de l’ascenseur

Je déménage des affaires à partir du rez de chaussée et je mets les cartons dans l’ascenseur. Il atteint le dixième étage si vite ! Au dernier étage, l’appartement biscornu avec puits de lumière, portes-fenêtres donnant sur le vide, vue très dégagée, pièces cachées, mobilier minimaliste et une odeur entêtante de neuf. Ce n’est pas vraiment mon appartement rêvé. Il donne surtout l’impression d’être très au-dessus de la ville, comme un poste d’observation ou de commande, l’ultime repaire des échappés urbains.

Je sais que je suis chez moi car je reconnais les lieux mais… est-ce que j’en suis si sûr ? Je sais que je rêve et je me persuade de connaître cet endroit.