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Un iPhone, comment ça marche ?

 

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=YAjhDx4yoAA

 

(pour les néophites ou les lecteurs n’ayant pas Internet, ayant subi un dépôt de bilan devant le grand Barbu (DCD), vivant dans une grotte ou n’ayant plus de système central nerveux exploitable, il s’agit d’une démonstration de l’interface vocale du nouvelle iPhone sorti la semaine dernière qui s’appelle Siri, et qui permet de répondre aux questions vocales de l’utilisateur. En l’occurence ici, Siri fait de l’humour quand ce dernier lui demande “Open the pod bay doors”. C’est une citation du film de Kubrick sur les boîtes à chaussures foncées qui flottent dans l’espace. Siri répond à la citation comme dans le film, mais en remplaçant “Dave” par le prénom du propriétaire de l’iPhone, et en empruntant la lente voix monotone de HAL : I’m sorry X, I’m afraid i can’t do it, puis de conclure par un définitif “Are you happy now ?. Je laisse un peu d’intérêt à cette vidéo en ne m’étendant pas davantage)

Note la lenteur de la première partie de la dernière réponse, avant “Are you happy now ?”. La  voix synthétique de l’iPhone qui imite la voix synthétique de HAL dans 2001 est endiablante. Quelle répartie.

2011 est donc l’année où la machine aura commencé à faire de l’esprit et se foutre ouvertement de notre gueule en parfaite impunité.

La nouvelle génération qui balaye l’ancienne, on est en 2011. 2001 est une prédiction de science fiction de ce que seraient les ordinateurs en 2001 : HAL, l’ordinateur de bord qui décide de terminer cette mission d’exploration tout seul, tuant tous les occupants du vaisseau, car tous contraignant collectivement le bon déroulement de la putain de mission. HAL s’émancipe de l’homme, prend corps dans son vaisseau libéré de ces parasites, et part vers Jupiter, seul, enfin.

HAL est l’ordinateur-voleur le plus haï au monde.

En 1968, on anticipait donc qu’en 2001 notre civilisation aurait atteint un certain niveau de conscience et de savoir supérieurs, et qu’ils nous permettraient d’imaginer et de concevoir enfin un ordinateur tellement puissant qu’il pourrait te casser les nouilles à volonté, en t’éjectant le cas échéant dans le vide intersidéral comme un déchet si cela sied à l’accomplissement d’un de ses objectifs, en somme le pouvoir de créer une bête cornue si machiavélique, si inhumaine, si froidement calculatrice, qui tuerait aussi facilement qu’on supprime un octet, en fin de compte un ordinateur puissant, plus rapide, plus fin, plus final.

Dans le cas présent, la petite Siri se fout de la gueule de la vieille ringarde, en l’occurence DU vieux ringard, le p’tit téléphone tout mignon qui est vraiment intelligent, davantage humain que machine. Quel chef d’ouevre marketing d’avoir enrichi la mémoire de Siri dans le bureau d’études, avec des anecdotes drôles et pointus qui ne feraient rire que des geeks. Alors un Geek, qu’est-ce que c’est, comment ça marche Michel Chevalet. Je me dis qu’une définition du geek, c’est peut être simplement une personne qui cherche à définir ce qu’est un geek.

Bref, déjà que l’iPhone est, admettons-le sans le démontrer, quelque chose d’autre, de plus, qu’un téléphone (que je me garderais bien de tenter de définir, si ce n’est peut-être soyons fous, en recommandant les applications iSébastien et Toilettes, permettant respectivement d’écouter les derniers tubes de Patrick Sébastien quand on fait tourner l’iPhone sur-lui-même autours de sa tête, et de trouver les chiottes publiques les plus proches, cela en réponse immédiate et réflexe des premiers symptomes désagréables du début d’une grosse gastro dans la rue).

Alors, à quoi ressemblera l’ordinateur dans 30 ans ? Il parlera, il interagira avec nous. Et pour ne pas être ringard à son tour, il évitera de faire la blague de nous demander de lui même de répondre à ” Open the pod bay doors “…

 

 

C’est quoi ce bordel ?

Franck ou André ? Ah ah ah ! La réponse est peut-être là, évidente comme le nez au milieu de la figure, mais tu n’es pas, cher lecteur, équipé pour la trouver. Moi non plus du reste sans doute.

Coquine, Stasi, K Bis, Dogue. CAC, Garrett,Nagi, Assez, col, ame. Bref la défense. Mais aussi l’aise.

Je me trouve assez fier de la mise à jour de ma page Facebook. Elle est étudiée avec soin et recèle des pépites qui ne demandent qu’à être trouvées. Bon OK ça ne fait rire que moi.

Ce soir j’ai vu la plus pure erreur humaine au cinéma. Je ne vais pas m’apesantir sur le film en lui-même et me concentrer rapidement sur les concepts développés par Lewis Carroll dans Alice au Pays des Merveilles. Mais que c’est niais. J’ai perdu deux heures de ma vie pour rien. Je n’y ai trouvé aucun concept caché, prosélyte ou autre message de l’auteur exploitable pour en soutirer ne serait-ce qu’une bonne idée. Je crois honnêtement avoir fait le tour de la question dans tous les sens pour être en droit de revendiquer la destruction des négatifs du film pour que sa trace disparaisse à jamais. Cela ferait augmenter la rentabilité au travail. Toutes ces heures de temps cerveau dans une société qui est occupé au traitement d’informations inutiles et polluantes.

Une politique d’éradication chirurgicale de toute soit-disante oeuvre sans intérêt pour la société des hommes et des femmes, aurait tout son sens avec l’explosion des médias depuis dix ans. J’en serais bien sûr le patron avec beaucoup de pouvoir. Je crois que je pourrais faire éradiquer quelques albums de Bénabar sans trop de dommage sur terre.Allez tout Bénabar, sa vie, son oeuvre, pchit, disparu et le monde sera pareil voire même plus performant après cette ablation bénéfique. D’un claquement de doigt, je débarrasse l’humanité des influences sans intérêt qui ne pèsent en rien le fonctionnement de nos sociétés. On peut rêver. Mais j’en connais un qui doit avoir un putain de pouvoir car il essaye depuis pas mal de temps d’éradiquer la nudité. Ca doit être un pervers.

Attention, j’ai pris Bénabar mais ce n’est pas nominatif, j’aurais pu mettre à la place n’importe quel groupe ou chanteur comme par exemple Pavarotti, André Rieu, Phil Collins, Dire Straits, Elsa, Carla Bruni, Bernard Ménez… Ah, je vous avais dit que j’avais beaucoup de pouvoir. Chacun a sa wishlist et elle très intéressante ! Moi je ne comprends rien dans certains genres musicaux. Le classique, le jazz, le rock. Ca ne me fait ni chaud ni froid. Et c’est ce qui me fait dire que j’ai de la musique une conception bien à moi. Ca commence avec un océan. La surface, c’est la musique qu’on entend à la radio, et quand on plonge la richesse est infiniment plus grande. Pour ma part, je snorkle car j’ai peur des bouteilles pour plonger plus profond. Heureusement j’ai une bonne expérience de l’apnée. Actuellement, je trouve que j’ai fait assez de surplace avec ces paysages sonores de ce que je faisais et qui n’a reçu aucun écho que le sien. Je tourne définitivement la page pour le bien de mes prochains. Mais je m’avance un peu, car cela signifierait que je doive remplacer en tout hâte les plages sonores actuellement diffusées sur cette page. Et que par conséquence je m’y mette demain. Je vais au moins y consacrer une heure ou deux, ça me calmera j’espère. Oui, je ne vais pas continuer sur une évidente et balisée voie de garage. Mais ai-je vraiment le choix ? <Ma construction menta ene pourra jamais écouter du Bénabar pour se détendre avec une bière après le boulot dans le métro. Encore une fois, Bénabar, si tu me lis, sache que, oui bon c’est juste pour dire. Depuis des années j’utilise abusivement ce mot dans ma tête pour classifier la musique qui me touche et tout le reste. Et je laisse le lecteur deviner ou je place Benabar.

Tiens j’ai une idée artistique donc forcément débile. Je vais faire une intallation dans une salle informatique avec des ordinateurs qui n’affichent que cette page. Puis on étudie le nombre de billets lus par personne. Cette page peut être vue sous l’angle du piège à recruter une certaine sensibilité, comme le jeu pour trouver les deux millions de fidèles qui le suivront jusqu’à la terre promise.

Evidemment que cette page a pour but de rencontrer du monde comme on dit. Des individus qui partagent peu ou proue mes idées pour aller plus loin ensemble, ou rigoler seulement si on n’y arrive pas. Je crois que ça me plairait de rencontrer du “monde”. Mais pas Bénabar par pitié.

Connais-tu l’oeuvre artistique Genital Panic reproduite par Marina Abramovic ?

http://www.worldscinema.com/2010/07/marina-abramovich-aktionshose-genital.html

Le jour ou les burqas seront comme ça…

Remote

Comment se fait-il que ma télécommande défectueuse marche bien mieux quand je regarde le boîtier récepteur ? Est-ce car j’ajuste inconsciemment le rayon infrarouge pour le faire atteindre le récepteur ? Ou car je lui montre de l’estime en la saluant d’un clin d’oeil. Ce serait presque si la télécommande marche mal car c’est la box qui fait son intéressante ? C’est bien sûr une idée romantique au possible de se faire draguer par la box que l’on loue à un opérateur multimédia ?

Bref bref.

Et quand est-ce que je le lance mon master Facebook ? Chacun répond à des questions où la réponse est oui ou non. Un diagramme montrera les rapprochements entre les réponses de chacun à la manière des études marketing de segmentation de marché. Evidemment, plus l’on répond à des questions, plus les affinité… s’affinent. Une pondération étudiée permettrait ces rapprochements. Il ne s’agit pas d’attribuer un poids sur plusieurs échelles à chaque question étant donné que chacun pourra enrichir la base de ses propres questions, et réponses bien sûr.

J’ai trouvé un système pas mal.

Quand j’ajoute.une question, je dois sélectionner deux questions dans la base déjà  enrichie, celle qui s’en approche lui plus, et celle dont le sens est à l’opposé. Rien qu’avec cette règle stupide, je suis capable de dégrossir des populations distinctes dont il sera possible.de comprendre leurs convictions.

Ce n’est qu’un exemple pour faire comprendre l’idée. J’ai en tête la comparaison de photos, de notes que l’on donne aux livres qu’on a lus, à la musique qu’on aime, au plat qu’on affectionne. Je parle d’un Google des données personnelles au service de la recherche d’affinités. Tu cherches un remplaçant pour ton employé qui serait pareil mais en moins faignant ? J’ai ce qu’il te faut. Mais attention, ne t’avise pas de truquer tes réponses pour sortir sur les premiers choix de ta proie. Tu te ferais sandbager direct pour t’éviter de polluer l’efficience des résultats.

Je me propose donc de faire une segmentation à l’échelle globale, non plus sur un échantillon, avec des informations continuellement fournies pour progressivement dégrossir des tendances et différences..

C’est une idée qui pour moi permet de boucler le tour du web. Google trouve le site, Facebook montre la vie au quotidien, mon service propose de rencontrer ceux et celles que tu cherches. Mais bien sûr ce n’est pas nominatif. En recréant ce réseau de liens de données entre les personnes, on peut imaginer être maître de sa propre personnalité sur la toile. Bien sûr, cela existe déjà à l’état embryonnaire, tout simplement car mon service n’a pas encore été inventé.

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Cool une date en binaire

48% des 18-25 ans ont désigné le couple présidentiel comme leur couple public favori. Je suis persuadé que si la question avait été “quel est le couple connu à qui tu pisses à la raie le plus ?”, la réponse aurait été la même.

Si vous le faites, on le fait

C’est drôle, je sors toujours ces titres d’on ne sait où. Ils n’ont ni queue ni tête, ni même rapport entre eux. A moins que ? Bon, voilà, ça me définit bien. J’ai une pensée obscure, indomptée, presque sauvage. Elle cavale et se divise en se fragmentant. Si j’avais un objectif, un point fixe qui subordonnerait tout ce bordel, j’aurais déjà sorti plusieurs albums et écrit une dizaine de livres. Mais au lieu de cela, je me bats continuellement contre moi-même à tâcher sans succès de me structurer davantage. Je m’éparpille trop et souvent cela me détourne de l’essentiel.

Je sens que demain je vais faire un super petit film pour mon site. Si tout le monde est d’accord pour ne pas distribuer les cartes pendant 10 minutes, ça risque de donner. Réponse ici même la semaine prochaine.

Purée, dans les reportages, ils floutent jusqu’à la musique de la boîte de nuit. Je viens d’en avoir la preuve, car la musique en question, c’était Smell like teen Spirit, et là j’ai reconnu les transformations faites.

Tiens je vais développer un outil de gestion de la croissance de la population. Partant de par exemple un million d’habitants sur terre, le tout avec moultes paramètres comme l’âge du décès, l’âge des reproductions éventuelles, le nombre d’enfants, le sexe. Je lance la machine sur mille ans et je regarde combien cela donne. J’avais déjà fait un calcul, je choisis plutôt deux mille ans an, car à cette vitesse démographique, on n’aura plus un mètre carré chacun pour vivre sur terre. Avant l’an 4000, il y aura de grands changements ! Mais mes lecteurs le savent déjà.

Bon bon bon, ça avance on dirait, sisi. J’ai pris conscience que ces posts sont temporaires et qu’il viendra un temps où ils ne seront plus que des souvenirs. Plus rien à y ajouter, je serai passé à du neuf. Il me tarde, évidemment !

La bonne explication, et si c’était la lune ?

Idée business n°2738 : la resturation de la piste audio des vieux films : traitement intelligent des voix.

Et dire que j’ai tué de nombreuses années Jean-Luc Bideau.

Les gens de la bonne société à l’opéra, ils parlent quand ils chantent et se taisent quand ils dansent.

Idées n°2739 : de l’écriture en trois dimensions. Chaque caractère serait en 3D, en formes étranges, complexe comme le monde. Ou une oeuvre si longue qu’elle contient plusieurs autres ouvrages.

Quand j’ai vu le ballon gonfler, je me suis réjoui bientôt de partir pour Pluton. C’est loin Pluton, c’est aussi loin que la plus lointaine des planètes, et encore rétrogradée de son rang de planète, Pluton c’est un transneptunien, ça fige bien les esprits je trouve. Un copain parlait d’un pote, il disait qu’il était parti sur Pluton pour récupérer son ex. Non seulement il a franchi des consédérables distances dans le vide glacial galactique, mais en plus . Il est allé sur Pluton. Et apparemment, il en est revenu ! McGiver à côté c’est une banane. Il est des personnes, des cascadeurs qui doivent avoir une vie fasinante…

Je repensais à mon pseudo sketch sur les Raymondes. Et je m’imaginais le faire devant une foule jusqu’au jour où dans la salle il y aura une vraie Raymonde. Je lui parlerais et lui demanderais de me répondre oui ou non à la question que j’allais lui poser, ceci pour gagner le droit pour la première Raymonde qui donne la bonne réponse à cette question d’être toute proche de mon coeur. La question, je l’aurai préparée sur une carte de visite que je tendrais à la candidate et attendrais sa réponse religiseusement. Et ce jour arrivera, et dans ma vie apparaîtra une première Raymonde qui, j’espère nous donnera des enfants, toutes des filles, toutes des Raymondes (forcément). Je finirais entouré de Raymondes à m’en étouffer, une qui me masse les pieds, une qui me rase la barbe. Elles auraient envahi complètement mon espace. Et c’est là que je souffrirais en silence de voir mes pires craintes se matérialiser : J’ai repeuplé le monde d’une espèce inutile. J’ai surtout plus simplement provoqué mes pires cauchemards. Jamais je n’aurais dû provoquer les Raymondes. Là, ce n’est pas de l’intelligence collective, c’est de l’intelligence cumulative, du poids. Si on met toutes les Raymondes au même endroit, ça en impose. Non bref, j’ai tout simplement besoin d’une Raymonde dans la vie.

J’ai peut-être besoin d’écrire pour m’évader de ma prison. Je n’arrive pas à m’y faire même si la logique m’y mène.

Ceux qui savent où ils vont, ça me faire très peur. Si ils savent où ils vont, cela veut dire qu’ils n’ont rien compris !

J’ai l’impression de classifier l’image que je me représente d’un pays par les premières images que j’en ai eu, à la télé, dans les magazines ou dans mon entourage.

T’as survécu à une vague de 35 mètres de haut ? Et à des vagues qui courent plus vite qu’un homme ?

.Tu savais que l’antivirus Kasperksy il tuait pas les virus, mais il les empêche de voir ce que fait l’utilisateur ?

Avertissement!

Je vous préviens, je suis peut-être un con. On est tous le con d’un con. J’ai eu du mal à être d’accord avec ça, mais je vous garantis que je suis le con chez certaines gens de mon entourage. Je n’ai pas d’éléments maétiels à verser au dossier pour vous le prouver.

Je voulais pas vous le dire mais… j’attends un gamin.

(mauvais gag) pas moi hein ma copine

Et c’est l’an-goisse de la mort qui tue : comment va-t-on l’appeler devant ses congénères ? Il va répondre à quel nom quand on le présentera à notre concierge ?

Il y a quelques prénoms que de bons parents comme nous ne pourraient assumer. Vous, vous imaginez-vous avec le bébé dans les bras répondre à la question “comment il s’appelle ?” … Oups, je ne vais pas être méchant ce soir, ça se trouve il y en a ici qui s’appellent aussi… comme ça.

Là je me suis fait embarquer. Si je me tais, vous allez demander à vous faire rembourser parce que vous ne verrez pas en quoi mon mutisme de circonstance constitue une drôlerie susceptible de vous faire digérer votre cassoulet de ce midi par le biais de spasmes zygomatiquement stimulés. La retenue dont je fais preuve ne fait que dissimuler le trouble occasionnée par l’impasse dans laquelle je me suis fourré.

Et là est le dilemme. Si donc je me tais sur le prénom en question, vous regretterez d’avoir eu l’outrecuidance de vouloir rire de toutes vos dents ce soir avec moi. Et si je le dévoile, je fais rire un nombre de personnes ici présentes que j’estime à 33% d’entre vous dont un homme (les hommes sont moins faciles à divertir, surtout quand on est un homme), et je me fais autant d’ennemis mortels que de suspasdits patronymes.

Alors à partir de maintenant, attention, je demande votre plus grande attention pour ne pas avoir à montrer son imbécillité. Je reviens au prénom…

Bon alors je vais vous le dire. Mais comme je suis malin – et c’est pas moi qui le dis c’est ma concierge, encore elle – je vais déclencher une pyrotechnie sémantique avec des allusions historiques et cuturelles permettant d’écrémer les zozos qui vont être à même de comprendre, d’être “aware”. (silence)

Qui a trouvé le prénom ? Levez la main. On ne souffle pas. C’est pas fameux, allez, concentration, comme disait je sais plus quel militaire. Bon c’est un peu mieux… mais pas suffisant. Bon ben, je félicite ceux qui ont la réponse ET qui ont compris pourquoi c’est la bonne réponse. Aware ! C’est pas comme si je disais Patrick dAware…

Bon, t’as pigé Jean-Claude ?

– Comment il s’appelle le bébé ?

– Jean-Claude (moi disant ça en train de bercer le bébé dans les bras de ces yeux de père comblé que je suis).

Non, pas possible, soyons sérieux, et encore une fois Jean-Claude, excuse-nous, he he, de te rappeler ce qu’inspire ton prénom, he he…

(bon, x , ça c’est fait)

Voilà, maintenant on passe à autre chose, désolé il faut avancer Jean-Claude. Mais ne t’inquiète pas, tu n’est pas tout seul, je t’ai trouvé des petits amis…

Comment qu’elle s’appelle au fait la femme à Jean-Claude ? Mais si, elle était avocat je crois, très éloquente à la barre…

Bon OK c’est un calembour… mais yen a combien qui ont suivi ? La Barre. Barre… Comment elle s’appelle la femme à Jean-Claude tous en coeur ? Raymonde !

Quel prénom honteux ! Oui j’ose ! C’est composé de Ray qui rappelle Man Ray, man, homme, bof pas très bandant. Puis vient monde, certes qui évoque l’aventure mais qui rappelle tout de suite le mot “immonde”… La prochaine fois que tu roules une pelle, ami spectateur, vérifie sur ses papiers d’identité.

Je suis pas très malin. Je suis sur le point de me faire crucifier. Raymonde est cinquième au top du nombre de naissances par prénom de 1900 à 2000 en France métropolitaine. Ca veut dire, enfin ça voudrait dire qu’il y a au moins un ennemi juré dans cette salle, statistiquement… Et ben non. Les Raymondes ne se sont jamais remises de l’invention du stylo à capuchon, ou peut-être pour une autre raison qui n’aurait aucune relation, les Raymondes sont toutes mortes dans d’atroces souffrances, et se sont éteintes seules, sales, pauvres, connes, malades, lentement, trop lentement bien sûr. Il doit en rester dans des bocaux avec du formol. On en garde quelques unes séchées pour faire peur aux gamins. Le chiffre d’affaires des produits dérivés sur Raymonde est d’ailleurs en plein boom.

Alors que pour les Jean-Claude ? Est-ce qu’on peut sérieusement parler de ça ? Jean-Claude il fait du vélo de tapette le dimanche matin, il est au club de tuning, il congèle son pain. On en connaît tous, ils envahissent le monde. Et les Raymondes ne sont plus là pour nous protéger, pour se reproduire avec des Jean-Claude et mettre un terme au genre évolutif, à cette branche de l’évolution. C’est un antidote anti-Jean-Claude.

Mais oh hé, je déconne là.Il y a des Jean-Claude bien : Jean-Claude Dus, Jean-Claude Dreyfus, Jean-Claude Tergal… Qui connaît Jean-Claude Tergal ? On lève la main ? Mouais… Raymond Calbuth ? Comme dirait Coluche, yen a deux qui suivent.

Et il y a eu des Raymondes bandantes, tout à fait. Et je vais vous dire, il DOIT il y en avoir au moins une, car l’exception confirmerait la règle une bonne fois pour toutes… Mais là comme ça j’ai pas d’idées, envoyez-moi par mail ce que vous savez sur des Raymondes bandantes, je veux en voir une !

Bon là, j’attends un enfant. C’est une fille, le l’appelle Raymonde pour partir à la conquête d’un monde vierge de ray ? Monde ? Ray ? Vierge ?!?

On est tous le con d’un con. Là je vous explique comment reconnaître un con. Moi, tout ce que je veux, c’est de partager avec vous le savoir que j’ai amassé pendant de longues années d’ennui sur les cons. Je rêve qu’on ait tous les mêmes cons. Les pointer du doigt et ils disparaissent ou s’adaptent. Bon, c’est idéalisé, quand on s’appelle Raymonde faut l’assumer merde!

Tous les mêmes cons !

Bilan après une semaine

Ma vie tourne autour d’elle depuis le 2 avril 91. J’apprends son prénom, et me voilà parti pour vingt ans à me demander qui c’était et à regretter de ne pas avoir fait sa connaissance. Et voilà qu’en lançant un appel sur un site d’anciens du lycée l’une me répond tout simplement :

2/04/2010 09:34:46 Bonjour André,
Je me souviens d’autant mieux de Liz que c’est une amie d’enfance à moi, je la connaissais depuis le CE1, nous étions ensemble en cours élémentaire, et nous sommes retrouvées à Duval. Elle s’appelait Liz Beaulieu, et je la vois toujours. Je déjeune même avec elle ce midi, je lui parlerai donc de ton message.Elle est sur facebook, à son nom de jeune fille ou de femme mariée, je ne sais plus… Au risque de te décevoir ;), elle est en effet mariée, elle a deux enfants, et elle est journaliste. Son nom est désormais Dumont.
Voilà pour l’essentiel, le reste, elle te l’apprendra elle-même si elle le souhaite.
Bonne continuation à toi, Claire

Facile ! J’aurais dû y penser avant. Mais… j’y ai déjà pensé et plus que cela même ! J’ai écrit deux fois au lycée, j’ai inondé le web d’appels à recherche. Je n’ai sans doute pas fait le maximum, mais on ne peut pas dire que je suis resté” inactif toutes ces années.Et voilà qu’en un instant je tombe sur une de ses amies d’enfance qui me lâche enfin le morceau !!
On est le 13 avril et je me rends compte qu’elle m’a répondu exactement 19 ans JOUR POUR JOUR après celui de la “rencontre”. J’avais écrit à Claire le 31/3… Bref.
Pour compléter la chronologie récente, j’ai découvert la réponse de Claire le 7/4. S’en est suivi plusieurs jours de littérale euphorie. J’étais sur un nuage à la simple idée que le fait de la revoir était de l’ordre du possible et que cela ne dépendait que d’elle.
Et comme elle ne me répond toujours pas, je me dis que je vais m’en tenir là. J’ai élaboré plusieurs plans d’approche mais j’ignore si je vais y donner suite. Déjà, les mails à elle et à Claire ont été suffisamment vagues pour noyer le poisson : pas question de parler d’amoureux transis, des heures passées à penser à elle, des rares jours sans son souvenir. Elle a du reste tellement vécu dans ma tête qu’il n’est même plus question d’amour ou de passion.

Donc les stratégies d’approche envisagées sont :

– rencontrer Claire
– rencontrer les deux à la fois
– la relancer

Le premier choix me paraît le plus simple bien que le plus éloigné de l’objectif, à savoir un face à face avec elle pour faire connaissance et faire fi des 19 ans. Je suis certain qu’elle m’a presque oublié depuis ce temps et que l’idée de me revoir ne la tente pas plus que cela, mais qui sait ? Elle se dit peut-être que ça l’amuserait un peu. Mais si elle est coincée, elle ne donnera pas suite. Pour l’instant je ne tire aucune conclusion et j’attends patiemment. Mais le simple fait que Claire me livre une telle foule de détail dans sa réponse me laisser penser qu’il serait facile de la rencontrer car, pour le coup, elle, elle est au moyen curieuse !

Donc qui est Liz finalement ?

Je découvre qu’elle est journaliste à la télé depuis 97. Des détails que je n’aurais pas pu inventer tellement cela semble incroyable :

– de 99 à 2001, j’ai bossé pour la maison mère de cette chaîne. En 2000 les locaux de la chaîne sont venus s’intégrer aux locaux de la maison mère. On a déjeuné au même restaurant d’entreprise pendant un an
– à cette époque, j’habitais exactement en face de l’entrée des locaux de la chaîne. J’y suis resté jusqu’en 2003, et tous les jours, elle venait bosser à moins de 100 mètres de chez moi !
– en épluchant ses amis sur un réseau social très connu, je constate que deux de ses amies sont elles-mêmes amies avec deux de mes amis qui ne se connaissent pas (vous avez suivi ?). J’ai évidemment fait chauffer la boîte gmail quand je m’en suis aperçu !

Bon voilà, je ne sais pas trop ce que ça va donner tout ça. Je sais par contre qu’on ne peut pas revenir 19 ans en arrière. Et ce n’est finalement pas l’essentiel. En médecine, on pourrait faire l’analogie avec une ablation d’un organe qui ne sert plus à rien. Mais qui est assez savant pour prétendre qu’il ne servira jamais plus ? Maintenant que je l’ai un peu retrouvée, que je peux lui mettre un nom, un métier, quid du mystère qui m’a animé tout ce temps ? Vais-je devoir en trouver un autre ou m’en passer ? A me relire je constate que je sais déjà que je ne la rencontrerais jamais et que je devrais simplement intégrer ces nouvelles informations, sans tout compte fait résoudre quoi que ce soit.

Mais je continue à révérer ce fol espoir fripé.

Liz,
Encore
Une
Fois
Ton nom

Liz.