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Articles pour le mot-clé ‘grenouille’

Je suis prêt

Il est des jours où l’on plus un fait des sauts sur une échelle indéfinie. Un bon plus qu’un progrès. Un moment volé à l’éternité. C’est en résumé ma journée, aujourd’hui. J’ai gravis moultes marches infimes.

T’aimes la musique de Manchester ? Tu connais Tony Wilson ?

Est-ce que c’est vraiment la photo de Susanna ? Bon, j’admets le degré mineur de cette question, mais quand même.

Et je vais terminer sur le ridicule de Man vs Wild. Le gars est payé pour bouffer des scorpions et autres grenouilles. C’est le pire des métiers quand on a quelque prétention en goût. Je ne me dis que trop souvent que je préférerais mourir plutôt qu’être forcé de devoir épancher ma soif grâce à une providentielle panse de chameau mort. Et la pauvre grenouille dont on venait d’apprendre l’espèce exacte, qui se retrouve la tête dans l’estomac de Bear et le reste du corps dans sa main droite ? Et les pauvres gens qui se plaignent auprès de la chaîne Discovery que certaines scènes ont l’air trop planifié… et la même chaîne qui décide de rééditer des numéros déjà passés pour les “sauvagiser” davantage. Mais pour quoi faire nom d’un castor ? Et inutile de télécharger l’intégrale, il n’a pas encore mangé de ce sympathique mammifère.

OK

Et que sont devenus tous ces gens si prometteurs ?

“ Les pistes du big banque fiscal “… Quelle belle formulation journalistique.

C’est drôle, je constate que je n’aime plus le poker. Je suis passé de passionné à blasé.

Tu sais dans quel pays on fait des tests de grossesse avec une grenouille vivante ?

Le Pandathlon ? C’est quoi ? Facile, une épreuve sportive d’endurance à dos de panda…

Un People se défend d’être violent et essaye de s’en sortir en disant que c‘étaient des menaces verbales et pas physiques. Moi qui ne suis pour le coup pas violent du tout – un vrai mollusque -, je me défendrais bien mieux en demandant de me faire venir ceux et celles qui me trouvent violent. Bon courage, il ne pourrait y en avoir qu’une, bon je lui ai mis une grosse claque, mais je l’avais en bon chevalier prévenu de l’imminence d’un départ de SCUD, avertissement qu’elle n’a pas compris. Toujours est-il que ce geste qui ne me ressemble pas du tout a été félicité par les foules conquises qui atteignaient le troisième shakra de l’orgasme cosmique au rythme de cette phrase psalmodiée ad nauseam :

– Emi-ly Sa-lope !

On va dire que c’est l’exception qui confirme la règle. Je crois qu’on ne m’a jamais montré moins de respect. C’était en juillet 95 et je ne peux dire ni que j’y pense tous les jours, ni que cela me fait sourire. Cette fille a encore peur de moi. Sur cette planète, une créature me craint comme le monstre du placard. C’est très mignon non ?

Alors je vais me forcer à réfléchir à ce qu’elle aurait pu devenir. Je la vois à la maison à maugréer tout en nourrissant sa troisième déjection placentaire de ces yeux verts qui restent ce qu’ils sont : de véritables pièges à mecs miniaturisés. Elle écoute une soupe sirupeuse sur Fun et se force à ne pas penser à moi sinon elle ne dormira pas ce soir. Son copain lui a fait un coquard à Leclerc un jour, sinon le reste du temps il est chauffeur routier. Un beau 38 tonnes fait parfois de l’ombre dans ce jardin d’Eden de nid d’amour. Sa beauté phallique roule les mécaniques.

Bon ce paragraphe passé démontre que n’importe quel souvenir un peu honteux peut divertir le lecteur critique.

Je pourrais parler de mon kimono ? Allez…

Ma mère m’avait inscrit au karaté, cours deux fois par semaine, je crois pas donné question budget. Ma mère avait trouvé un bout de tissu blanc dans sa réserve et m’a cousu un kimono “maison”. Il n’était pas très épais, limite transparent. Je l’ai quand même gardé trois ans de suite et il ne s’est pas déchiré, comme quoi… C’est juste que j’avais un peu honte d’avoir un kimono vraiment différent et clairement confectionné à partir de pas grand chose…

Quand j’étais petit, je voulais plus tard être menuisier le matin car j’aimais bien le bois et les outils de l’établi, et magicien l’après-midi pour avoir la joie de reproduire tous ces tours de prestidigitation que je ne comprenais pas. Je peux qualifier mes premières ambitions d’un peu rudes.

Bon voilà, je ne cherche pas l’absolution qui me laverait pléonasmiquement de mes péchés.

530 semble être le chiffre de la soirée, à savoir le nombre de mots de ce post. Plus jeune au lycée j’arrivais à rattacher l’action d’un roman aux numéros des pages. Il s’enfuit dans les bois ? Page 122. Il entre das la ferme ? Page 43. Dans les grands jours où je faisais le bon élève, je me forçais à lire la quote-part du jour pour finir le livre à temps. Et je terminais invariablement à vingt pages en en ayant sauté une sur deux. Je saisissais le sens de l’histoire en attrapant çà et là des verbes, des noms afin de reconstruire avec plus ou moins de succès le fil du livre. Parfois je m’essayais à tester la qualité de l’encre en appuyant le doigt sur le texte et en essayant de l’emmener avec mon index. Si l’encre bavait, le bouquin perdait évidemment de la valeur pour moi. Ainsi mon premier roman que l’on m’a imposé en sixième, je ne le citerais pas tellement l’imprimeur s’est foutu de la gueule de Pierre Loti. Un vrai torchon qui tache. Si je devais le (re?)lire, il faudrait que j’en achète un autre.

Dans le Dictionnaire de Desproges, il fait un paragraphe sur chaque arrondissement de paris, en partant par le 1er, et en sautant le 16ème. J’en ai quelques uns, des 16ème arrondissements, des diables et souvenirs vécus que je n’affronte ni ne mets en exergue. Je peux en jeter au moins un en pature qui, je crois, n’est pas le plus sulfureux. Pour aller au fait, je me ronge les ongles et j’adore tirer la peau dans le creux de l’ongle, tirer jusqu’à ce qu’elle déchire et que le morceau se désolidarise en même temps qu’une goutte de sang venant sceller le triomphe. J’ai gagné sur mon corps une partie de lui, à la loyale, parfois avec des outils comme un cutter ou un couteau de cuisine. A la guerre comme à la guerre. Et si ça s’infecte, pas de soucis, j’ai toujours un tube de bactériomicine ou d’auréomicine pour me faire passer la douleur. Puis la peau repousse, ne redoutant aucun danger, et alimente mon festin prochain. Et ainsi de suite. Que l’on ne me dise pas que je ne suis pas écolo, alors que je vais jusqu’à recycler des parties de mon propre corps par pure plaisir, et sans que cela ne nuise à personne (tant que je m’adonne à ma pratique tout seul dans l’ombre).

Est-ce que j’ai déjà parlé d’Isabelle Hupert ?

jojoal@hotmail.com, c’est moi. Le compte n’existe plus et a été recréé, mais les pages avec cette adresse mail, c’est moi…

The Go! Team – Keys to the city

Tiens, j’ai découvert un groupe. C’est la première fois depuis un bail. J’ai entendu une musique que je comprenais presque. En quelques instants, j’ai reconnu la touche japonisante dans les arrangements enregistrés, celle de la guitariste butch. Et la chanteuse, elle n’arrête pas d’improviser, d’inventer la chanson en lui trouvant un sens vocal, une tonalité, puis de passer à autre chose, comme ça, facilement. Bref ce groupe m’intrigue beaucoup. 3 femmes, 3 hommes, des origines variées, voilà de quoi faire original.

Je me rends compte que je n’ai pas encore choisi entre la musique et l’écriture. La frustration de la page blanche est bien plus pesante lorsque je compose. Et je semble écrire autant que je le désire sans en souffrir. Quel confort ! Pourtant je reste convaincu que l’écriture est un art mineur comparé à la musique, et que ma contribution ne trouve pas sa place. j’ai bien plus de maîtres littéraires que musicaux. Cette tendance à moins de liberté contrebalance ce sentiment d’impunité que je ressens parfois à la fin d’un paragraphe. Le fait est que dans mon cas les deux arts se ressemblent sur la forme, étant tous deux dopés à l’improvisation et à l’humeur du moment.

Bien, moi qui pensais ne pas être très inspiré ce soir, on arrive à plier les 1000 mots de l’objectif que je m’étais fixé sans trop y attacher d’importance.

Tu savais qu’il y avait un Jerry Springer Show à la française ? Maintenant je n’ai plus aucun doute si cela me taraudait parfois, ce sont des acteurs sur le plateau. Mais purée, le plus fort quand même, c’est le public… Ils ont des têtes ces gens qui acceptent de perdre leur temps dans un studio à 30 degrés qu’on ne peut oublier ou ignorer. Celui ou celle qui laisse pénétrer une personne donnée dans la sainte paroisse du studio, c’est un artiste contemporain. Choisir des individus en fonction non seulement d’une apparence, mais de gestes et comportements purement bestiaux frôle l’eugénisme de bon aloi.