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Comment VRAIMENT reconnaître un informaticien ?

Cette vidéo a été faite par eux :

http://www.mjscomputers.net/

Le site, sur quatre images, il y en a deux qui sont vraiment très loupées et qui gâchent passablement le message…

Mais par contre, le message publicitaire qui tient sa promesse, qui se mouille la chemise, qui met ses couilles sur le bar pour te convaincre d’acheter pour la bonne raison qui paraît maintenant tellement évidente :

To play ZX81  Manic Miner, Please visit http://www.mjscomputers.net/

Bon, commençons par le début. Je cherchais des articles sur le ZX81 de mon enfance, et je tombe sur cette vidéo de cet ordinateur minuscule, l’Ancêtre de tous les micros actuels, le premier ordinateur tout petit tout mignon, donc forcément très moche, mais c’était le seul, et le monde a vibré peut-être un an ou deux derrière le Sinclair ZX81, 4 kilo octets de mémoire vive, 4000 octets, 128 000 entitées logiques infinitésimales qui te promettent de pouvoir créer tes propres programmes. Ta machine, quoi.

Si c’est pas important ça.

Un objet se branche sur ma télé, et je peux pour la première fois dans l’histoire le programmer pour lui donner des calculs à réaliser, à me restituer à mon bon vouloir. Des esclaves à mon services. La victoire cruciale et presque finale de la bataille de l’homme contre la machine.

1-0

On venait de se rencontrer, il fallait mettre les choses au point tout de suite.

Manic Miner, c’est un jeu auquel j’ai joué sur l’Oric Atmos chez Cyril villa de Savoie (enfin Savoie que de nom). Le premier grand jeu de plate-forme avec trois commandes possibles, gauche, droite et saut.

A cette rencontre, tu m’as parue plus enjoleuse, intrigante. Une machine simulait pour moi mon microcosme personnel d’endroits qui n’existent pas. Oui enfin, je ne vais quand même pas cracher dans la soupe, mais tous ces univers à créer, ça doit rendre un peu schizophrène à la longue, non ?

Bon je ne trouve pas la version Oric Atmos…

Bref grâce à Manic Miner, j’ai compris vers 11 ans qu’il y avait encore tout un univers à découvrir dans nos ordinateurs et que les possibilités étaient illimitées. Alors finalement, je ne sais pas si je suis ce qu’on appelle un informaticien avec toute cette saine condescendance.

L’informatique c’est quand même, à la base, le fruit de la réflexion sur un problème simple : comment on va faire pour faire comprendre à cette connasse en silicone ce qu’on veut qu’elle fasse pour nous ?

Le bon informaticien est cet être humain qui arrive à faire fermer la gueule de cette pute. Le savoir de cet homme, très calme et discret mais qu’on pressent profond, multifacette, limite en string de cuir, est ibcroyable et reconnu par tous comme tel. Le petit PC Man, avec ses petits doigts boudinés, il a codé des programmes qui lui niquent bien sa race ,et qui l’obligent à bosser un peu.  Elle lui obéit comme un chien d’aveugle, et elle a intérêt, sinon il lui envoie tout dans sa grande gueule de conne, le clavier, la souris. Quand il le veut, hein, il fait ce qu’il veut avec la machine. Le gars, quand il veut il lui met les abeilles jusqu’à ce qu’elle crache le morceau et qu’elle obéisse, et fissa cette feignasse…

C’est une image adéquate d’Internet.

Mais revenons à la vidéo qui est pour rappel une émulation d’un jeu vidéo où quelqu’un joue sur une ordinateur mythique car primordial (moins de 500 francs !). On ne voit que le résultat en live du jeu à l’écran et bien entendu pas le joueur. Cette vidéo montre un jeu fluide que l’on arrive facilement à comprendre. J’ai identifié de mon oeil de faucon quel personnage était celui manié par le joueur, et même si les sauts étaient plus courts ou pas que sur la version Oric Atmos. Je crois même reconnaître un niveau auquel j’ai déjà joué, et que le joueur de cette capture vidéo maitrise comme un dieu.

Mais bon sang mais c’est bien sûr !

<!– début P3 –>

Le mec, il a réussi l’incroyable tour de force technique qui inspire un grand respect de ses pairs (j’y reviendrai).

Cet homme sait faire tourner un ZX81 sur un PC moderne. Il a compris comment modéliser dans un langage informatique tous les composants physiques du petit Sinclair, y compris son coeur, ce magnifique Z80 avec 4ko de mémoire et 4Mhz de cadence, en le reconstituant dans un programme de son choix et a produit cette émulation. Ce génial codeur l’a décorporé, lui a volé toutes ses entrailles, et l’a foutu à la poubelle. Le mesquin boîtier n’est plus avec nous, mais il est intégralement stocké et répertorié dans les mémoires de nos ordinateurs dernier cri.

<!– fin P3 –>

Le ZX81 est le premier grand phénomène, phénomène que je viens de décrire au paragraphe précédent, et que j’appellerais pour plus de simplicité P3 (Phénomène Paragraphe Précédent).

Le phénomène P3 a alors pri s de l’ampleur, les nouveaux modèles d’ordinateur chassant les anciens.

Moi j’étais dégoûté. Pour une raison obscure, le choix de mon premier ordinateur s’est mal passé. Mon choix a très rapidement montré sa propre consternation, car mon choix lui-même se consternait d’étonnement devant mon choix. Très, très vite à côté de la plaque, à la ramasse, surpassé par le nouveau modèle qui vient de sortir et sur lequel il y a TOUS les jeux. Micronique Hector  2HR+, je te pisse toujours à la raie. Trop gros, trop cher, trop lent, trop con, trop abscons.

Est-ce qu tu as déjà essayé un émulateur Hector 2HR+ ?

Quelle erreur, la plus grosse de ma vie.

Mais attends voir, j’aurais PU acheter un Oric Atmos. Le paléontologue déclare les deux espèces contemporaines l’une de l’autre. Elles AURAIENT pu s’entendre et éviter le combat à mort. Mais elles ne l’ont pas fait. Ca prouve bien qu’elle étaient conne, non ? Quand j’ai acheté mon Hector 2HR+ à Corbeille Essonne, l’Atmos était en vente également, c’était un choix documenté, étayé et mûrement réfléchi.

Bref Cyril, ton Atmos, j’avoue que je lui carressais ses touches aussi quand tu tournais le dos. On a eu des relations lui et moi. Tactiles, sensuelles, avec son haut-parleur sous le clavier, sa jupe rouge et son clavier noir rugueux au toucher mais très agréable à enfoncer : la touche s’appuyait comme quand on appuie sur un chamallow, et terminait par un bruit sec très aigu, qui semblait dire : je suis une petite bête, j’ai une petite voix, j’ai besoin de toi pour me protéger.

On avait bien préparé et enregisté sur une cassette au magnétophone un canular téléphonique. Le téléphone sonne, la dame décroche, ne se doutant de rien dit :

– Allo ?

J’appuie sur Play au magnéto de l’Atmos (qui permet au passage, si il y en a un qui suit, d’enregistrer et lire les programmes du monstre).

– Bonjour Madame, c’est la Balise de France Culture, notre grand jeu radiophonique national qui est aujourd’hui l’invité de la ville de Clisson et des cacahuets Benenuts. Voulez-vous tenter de gagner le banco en tentant de répondre à cette question ? Alors c’est oui ?

– Euh… oui !

– Alors nous allons déclencher le chronomètre, attention, vous êtes prête ?

– Euh… oui (air, d’un seul coup intéressé, commençant à flairer l’occasion de gagner de l’argent ce qui prouve cent fois comme en mille qu’elle est tombée dedans puisqu’on aurait pu en avoir besoin de cette manne flouzesque si facile et presque déjà dans la poche tout cuit)

– C’est parti. Voici la question : ” Quelle est la différence avec un pigeon”. C’est à vous, quinze secondes.

(son informatique “ping” toutes les secondes comme dans le Jeu des Milles Francs

Programme qui fait ce ping :

Pour rappel, l’oric Atmos avec ces effets sonores disponibles directement dans la mémoire morte : EXPLODE, SHOOT, ZAP, PING. Tu tape les lettres du mot “PING”, et l’ordinateur fait “ping”.

Source du programme opensource sous licence GNU

10 WAIT 10
20 PING
30 GOTO 10

< balbutiements, puis… des mots réfléchis mais confus, impromptus, plein de surprise et d’impuissance >

– Euh désolé, je n’ai pas compris la queuhstion, vous pourriez répéter s’il vous plaît nonobstant votre respect ?

< tentative vaine de se faire entendre et de clamer qu’on est la victime, mais c’est trop tard, bien articuler les mots n’aura rien amené de plus, 10 secondes pour leur faire réussir à interrompre le compte à rebours, contre tout règlement, et répéter la question mal entendue.  Limite à s’approcher en loucedé de l’étagère du Larousse, de toute façon, tout le monde fait ça. >

– Ah perdu, dommage madame, nous allons prendre une autre auditrice en ligne. Madame, je vous passe notre standard pour choisir votre lot de consolation, au revoir.

# la voix change, normal c’est maintenant la mienne sur la bande #

– Bon jour Madame.

– Bonjour.

– Alors pour choisir votre lot de consolation, vous devez choisir un nombre parmi la liste que je vais dire et me donner votre choix. D’accord ?

– Oui d’accord.

– Voici la liste : vingt-trois, chlouze, katoze cent blouse, katozdouz, et tomate.

@ temps mort pour la réflexion @

– 23

– Ah non madame, quel dommage (quelle journée naze), vous n’avez pas gagné la “Audi 100 C CHER” qui était en jeu. Mais vous ne partez pas les mains vides puisque vous avez gagné… un batteur électrique !

– Ah ben merci, merci beaucoup…

– De rien, merci madame au revoir.

– Au revoir ! {d’une voix qui j’espère illustrait sa complicité. Soit c’est vraiment la télé, soit c’est un truc fait par des rigolos, en tout les cas, j’ai mon rôle à jouer. Je dois rester correcte, aimable autant qu’il m’en sera possible}

Quelle poilade mémorable. Je devais avoir onze-douze ans. On en a jamais refait des coups pareil, et ça prouve bien quand même qu’on avait mieux à faire. C’est dire !

Voilà ce qu’on faisait pour s’amuser avec un ordinateur à l’époque. Rien que d’y penser, je pourrait presque en rire spontanément.

A partir de ce moment, pendant 15 ans, quand tu achetais un ordinateur, tu allais, tôt ou tard mais plus tôt que tard, être la risée des autres.

Bon, ce sentiment, précisémment, c’est celui que tu donnes aux autre gens qui ont un ordinateur plus récent que le tien et qui te relèguent au rang des ignorants. Ils se moquent de toi comme si tu avais été la victime de ce canular de gamins. Mais comment tomber dans le panneau, c’est tellement grossier que, moi, je ne me serai pas fait prendre.

Toujours est-il qu’un jour, enfin, il est là, par terre et signe d’allégeance.

Tu ne l’admireras jamais plus que là, dans sa boîte, merveilleux, endormi. Il va devenir ton meilleur ami pour la vie.

Mais bien sûr à la première occasion tu lui trouves un remplaçant, tu VEUX le remplacer, tu ne penses qu’à ça, tu en as honte comme quand tu t’es fait choper en matant la petite Lucienne dans la salle de bain par le trou de la serrure. Tu dois laver ton honneur et reprendre de l’avance à ton tour sur les autres.

Hélas, je suis resté avec mon Hector 2HR+ pendant 6 ans, près de 1400 jours, à jouer sans m’amuser, copier des listings de jeu sans m’enthousiasmer, programmer des jeux trop lents pour être jouables car tu ne sais pas programmer en assembleur et que PERSONNE même dans ton entourage lointain ne sait programmer en assembleur. Tu es seul, il fait froid, tu te réchauffes un peu les mains en frottant un magazine, spécialisé sur ton ordinateur, acquis à prix d’or, car ces revues, ça ne se trouve pas du tout n’importe où. Il faut éventuellement se rendre à une journée porte ouverte dans l’usine française qui fabrique mon ordinateur (no pub!), et reluquer du côté du stand des revues. Tu es dans le seul endroit dans l’univers où tu peux dénicher de la documentation sur notre bête de concours. L’Hectorien n4, le dernier avant la faillite, et un nouveau lexique des fonctions du langage BASIC, plus fourni que celui fourni avec la bête.

Mais ça ne change rien. Tu utilises l’Amstrad du voisin, mais c’est juste pour jouer, et coder très peu. Tu fais le con avec l’Atmos d’un autre voisin. Putain de 6 ans, de onze à dix-sept ans. J’en ai vu passer des ordinateurs :

ZX81, Commodore, ZX Spectrum, MSX, Alice, TO7, TO7 70, MO5, Atari 400, 800, 520STF,1040, Amiga, Amstrad 464, 664, 1024, PC 1512, Apple IIe, Apple Macintosh, Einstein, NeXT, Sun, et PC (je détaille pas !).

Voilà ce qui m’est passé dans les mains, et je n’ai jamais été foutu d’apprendre le langage machine, et quand j’en ai eu l’occasion en 96, c’était trop tard pour moi. J’avais été largué.

Puis ça a duré pendant une quinzaine d’années. Une quinzaine d’années, la mort de centaines de modèles d’ordinateurs, un véritable génocide. Leur mémoire, leur langue, leurs programmes, leur corps, tous disparaissent. Et tout le monde ou presque s’en fiche. Sauf les informaticiens, qui sont touchés dans leur coeur par tant de souffrance à leur mémoire.  Les vieux circuits imprimés ont trouvé refuge chez quelques illuminés disparates, mais l’essentiel de cette culture est sur nos PC grâce aux émulateurs . Oh, ils ne sont pas beaucoup, il y a plus de chance de mourir du cancer que d’en croiser un spécimen au Jardin des Tuileries.

La grande bataille des machines a eu lieu. Il ne devait en rester qu’un… ou deux !

 

EDIT DU 24/8 : j’ai été encore une fois très mauvaise langue puisque le site en question propose VRAIMENT de jouer à Manic Miner :

http://darnkitty.com/manic/ManicV2.swf?q=75&q2=71&q4=88

Héhéhé !

 

 

 

 

 

 

70’s marketing

Je m’amusais à penser à mes souvenirs d’enfant, d’en choisir arbitrairement un, et de découvrir des détails oubliés, comme si notre conscience était incompréhensiblement réapparu pour nous gratifier d’un cadeau bonus. Quand j’avais dans les 7 ans, on jouait à la “marchande” avec mes deux soeurs. On avait chacun son stand dans sa chambre, et on jouait à aller acheter chez les autres et faire nos courses.

Mes soeurs vendaient des fruits et légumes, peut-être une poupée.

Moi dans une grande boîte, j’avais des centaines de pièces de 20 centimes, et dans une autre rien. Et pour chaque achat dans ma boutique, si tu me donnes une pièce de 10, je te donne une pièce de 20. Clair que ça donnait envie à mes soeurs de venir faire du shopping chez moi et de profiter l’aubaine, quel abruti ce ptit frère. En plus à mon stand TOUT avait un prix étiqueté dessus. Même les trucs pourris avaient une valeur associée. Rien n’était gratuit ou gracieux. Ici, chez moi, c’était le royaume du fric, de l’arnaque, du jeu d’argent, du loufoque et du déroutant, bref des trucs pas très au goût de mes soeurs. En tout cas on en rigolait quand elles venaient à ma boutique pour découvrir l’agencement et l’origine forcément foireuse de mes nouveau produits. Je vendais mes mouchoirs en papier usagés par mes soins, tous les stylos que je pouvais piquer à ma mère, et selon les arrivages un trognon de pomme ou un coton-tige (usagé).

Je devais me douter qu’elles n’achèteraient pas ces articles issu de la poubelle de la salle de bain (et donc remontés dans mes mains d’un étage jusqu’à ma chambre dans l’optique de la revente). Mais c’est aussi pour faire grossir le nombre d’articles disponibles et en mettre plein la vue une petite seconde avant qu’elles ne s’aperçoivent de pauvreté réelle de mon offre. Et que ce n’était donc pas pour acheter qu’elle venaient, mais pour rire de mes “trouvailles”.

Si c’est pas une valeur de base du marketing ça…

Et je parlerais de l’homme qui dort en orbite plus tard… ou pas.

Ne laisse jamais tomber le triangle

On aimerait tous être Fremen. Je regardais juste un remake de Dune de 2000 et je me disais que les réalisateurs n’ont vraiment rien compris à l’oeuvre. Vraiment, quelle idée de dépeindre Jessica, la mère de Paul, Bene Geserit de son état, en petite trouillarde pleurnicharde. Ils ont fumé, c’est pas possible de faire une telle coquille ! La fille elle s’écrase dans le désert à cause d’une tempête avec des vents de 800 kilomètres heure, elle s’endort sur le sable, et se réveille après sans un seul grain de sable sur elle… Et maintenant elle gerbe ! Mais jusqu’où cela ira-t-il ? Mon coeur en défaille…  Maintenant elle fait tomber son fils d’une dune.
Mais bon, être Fremen, c’est aussi faire bouillir les cadavres et recupérer l’eau de la bidoche, le tout en psalmodiant des mots abscons. Non, je déteserais être Fremen.
Ce que je retiens, c’est qu’il y a moyen de commercialiser des bouteilles d’eau minérale contenant l’eau du cadavre de untel people. Plus généralement, pourquoi n’y a-t-il pas un commerce des parties de corps des célébrités ? Je payerais cher pour acquérir le scal de Rita Hayworth. Ces stars ne sont  vraiment pas philantropes. Qu’est-ce qui loes empêchait de mettre une close spécifique dans le testament pour commercialiser ses mains momifiés ou sa tête caramélisée, le tout pour recueillir des fonds pour contribuer à l’équilibre des richesses dans le monde.

Et puis, plus généralement, l’histoire de Dune ne tient pas un instant. Qu’est-ce qui empêchait les Fremen de payer la Guilde pour de l’eau douce ? Le Fremen, pour enfin clore le sujet, c’est le concon de l’histoire.

Je pensais à une jolie définition de l’art moderne. Bunuel et Dali avec le Chien Andaloux ont atteint le paroxysme artistique. Ils ont revendiqué un résultat sans queue ni tête dont les interprétations que l’on en fait sont forcément la mauvaise explication du pourquoi du comment du film.

Mince je passe mes soirées à regarder des histoires humaines dans les films et séries. Je regarde hypnotisé des gens prétendre qu’ils sont quelqu’un d’autre dans un univers imaginaire développé dans un roman.

TIens, j’ai une idée pour une société équitable, développée, riche. L’élevage politique. On engraisse un bébé en lui inculquant le respect des lois et l’amour de son prochain. A la puberté, on lui donne plein pouvoir pour un mandat non renouvelable.Et l’on ne peut remettre en question ses décisions.

Je traitais des concons tout à l’heure. C’est un peu le fonctionnement du moteur de recherche de Google. Plus le site a de liens HTML vers lui, plus il est pertinent. Une pauvre page faisant un lien vers la première, elle-même n’ayant pas un seul lien pointant vers elle, elle ne compte pratiquement pas. Mais si il y a mille pages insignifantes du même genre, ça compte beaucoup sur le poids de la page ! Googoo est donc nomminé au César d’honneur du concon.

Porte de sortie bis ou ter

Je pensais à une idée de porte de sortie tellement évidente que j’ignore pourquoi j’y pense seulement maintenant, après plusieurs mois d’intenses réflexions nocturne au prix de litres de sueur. L’essence même de notre mortalité est concentrée en nos corps. C’est lui qui meurt et entraine notre mort qui est plutôt un arrêt forcé. Plus de machinerie pour nous garder vivant, plus de vie. Je pense qu’il serait plus simple de se passer du corps pour atteindre l’immortalité plutôt que d’essayer (en vain à mon sens) de le perfectionner à le rendre invulnérable aux maladies et à la déliquescence de l’âge.

Je réfléchis souvent à l’évolution de l’intelligence artificielle. Un jour une entité virtuelle naîtra et sera notre semblable, mais sera intégralement numérisée. Elle sera comme nous douée de conscience et saura faire la part entre le bien et le mal. Bien évidemment, elle n’aura pas de corps, mais pourra piloter des périphériques. Elle est une porte de sortie.

Pour l’atteindre, j’ai encore à l’esprit ma lubie informatique. Une fois nos cerveaux digitalisés, l’humanité pourra résoudre des problèmes qui nous résistent actuellement grâce à cette mise en commun. Notre civilisation connaîitra alors un schisme pacifique. Chaque adulte possèdera un alter ego qui l(aidera à avancer. Bon, j’ai perdu le fil de cette idée, ou plutôt je la trouve bien moins intéressante maintenant que je m’y suis intéressé de près…

Je me demande si je ne fais pas en avance la crise de la quarantaine. Humour !

Tu as déjà vu le film ” The Fountain ” ?

Aronofsky semble partager des concepts avec moi…

Tu sais marcher sur les mains ?

La porte de sortie

Je cherche une porte de sortie, la porte de sortie. Comment dire. J’ai la conviction qu’elle existe. Et le plus frustrant, c’est que je sais où elle se trouve !

Enfin, quand je dis que je sais où elle se trouve, c’est un tantinet mentir quand même, c’est presque malhonnête de l’écrire comme ça. Et pourtant, pourtant… Il suffit de savoir de quelle sortie il s’agit pour confirmer mes dires.

A travers cette fiction à l’échelle humaine (forcément !), je vais tâcher d’expliquer les tenants et aboutissements des conclusions que j’ai atteintes. J’espère que mes mots auront un écho et qu’ils sauront convaincre ou faire bien rire. Je n’ai qu’une conviction longuement forgée et travaillée à partager.

J’essaye dans la vie de toujours avoir un recul constant et vigilant. Ce recul est tellement énorme que j’en suis naturellement venu à en prendre le plus possible. J’ai imaginé que la scène que je pèse était analysée et soupesée par un acteur le plus extérieur possible. Le extérieur possible, c’est-à-dire non seulement un personne impartiale, mais aussi une personne qui n’en est pas tant qu’à faire. Un créature pas humaine, dotée d’une conscience en plus des autres qualités citées. Je m’imagine ce que pourrait dire cette créature qui observe. Pourquoi ? Car je me dis que pour ne pas être ridicule, il faut pouvoir rebondir sur ce qu’elle pourrait me dire. Bref, un moyen de ne jamais être ridicule en se dotant d’armes de contre offensive.

Mais ça, c’est ce que je pensais pour commencer. Ca a changé car la créature m’intriguais et sa nature non animale m’hypnotisais. Et, de fil en aiguille, progressivement, j’en suis venu à comprendre lentement que cette créature était liée aux apparitions sur notre planète d’aliens et autre soucoupes volantes. Notre observateur, c’est un extra-terrestre. Il nous observe de la manière que nous étudions les chimpanzés. Ce que nous faisons le fascine car cela s’inscrit dans l’histoire de l’évolution de son espèce. Il s’infiltre très discrètement chez nous et nous étudie. Il le fait car il est curieux comme nous et qu’il souhaite transmettre des informations récoltées sur nos modes de vie. C’est un collecteur d’informations. C’est sa tâche, son travail, son de voir. Les aliens semblent pas mal nous ressembler !

Si il nous ressemble, il raisonne comme nous. Il utilise des services commerciaux. Ils ont de l’argent, des bureaux, des hangards. Il est connecté à Internet !!

Cette créature fait des recherches dans Google, cette créature a aussi une adresse IP lié à une localité, une maison avec un dispositif relai. Par cette interface, ils infilrtent nos savoir en les récoltant à la manière d’un champ de blé. Ils nous pillent nos vies et nos croyances, nos arts et nos rêves. Et ça pourrait même les faire rire…

La porte de sortie, au début ? Trouver la porte de sortie… Je vais devoir expliquer. La vie, et la mort. La naissances, le trépas… Trouver la porte de sortie, c’est ne plus mourir. C’est avoir réussi à sortir de son microcosme, et de passer du contact à la symbiose.

Voilà pour la petite explication (euphémisme malingre). Alors où trouver la porte de sortie ? Sur Internet bien sûr ! Google est certainement de taille. En réfléchissant, on doit pouvoir trouver des armes pour trouver des preuves, voir des traces. La célebrité peut-être ? Si je sors de l’ordinaire, je deviens un centre d’intérêt et pourrais donner lieu à une thèse si je fais ci et pourquoi j’ai pas fait ça.

Et si je les flatais ? Et si je leur disais que j’aimerais les rencontrer pour en parler ? Et passer dans vos émissions ? Mais voilà, c’est tout l’intérêt de ces lignes. Je vais être lu et ça viendra doucement. Donc voilà, je suis prêt. Hé, vous les aliens ! J’vous parle ! Y paraît que c’est bien décoré chez vous ? Non sérieux, dites-moi où est la porte de sortie ? Je vous laisse mon adresse ? Mon tel c’est le 06 xx xx xx xx. Call anytime, at worst leave a message…

Est-ce que ce message sera reçu ? Mais bien suuuuuur ! Je vais avoir des abrutis qui vont me jouer des tours ! Je vais être la cible de mes congénères. On va se foutre de ma gueule comme un malpropre. Mais ya une chance docteur hein ? Ils vont rappeler ?

J’espère bien. Ca va leur plaire que je les dézingue. Ils vont craaaaquer. Bien suuuuuuuur. Contrôle. Azerty. Je sais quils sont gentils et qu’ils sont suceptibles…