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Articles pour le mot-clé ‘ami’

La jalousie chez nos amis les singes

httpv://www.youtube.com/watch?v=HK8Mp3OJYjk

 

Du j’veux la même chose en voilà 😉

 

 

 

 

Lisons, aimons, rions

A ce moment, un musicien bavarois à grands cheveux, que protégeait la princesse de Guermantes, salua Oriane. Celle-ci répondit par une inclinaison de tête, mais le duc, furieux de voir sa femme dire bonsoir à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, qui avait une touche singulière, et qui, autant que M. de Guermantes croyait le savoir, avait fort mauvaise réputation, se retourna vers sa femme d’un air interrogateur et terrible, comme s’il disait: “Qu’est-ce que c’est que cet ostrogoth-là ?”. La situation de la pauvre Mme de Guermantes était déjà assez compliquée, et si le musicien eût eu un peu de pitié de cette épouse martyre, il se serait au plus vite éloigné. Mais, soit désir de ne pas rester sur l’humiliation qui venait de lui être infligé en public, au milieu des plus vieux amis du cercle du duc, desquels la présence avait peut-être bien motivé un peu sa silencieuse inclinaison, et pour montrer que c’était à bon endroit, et non sans la connaître, qu’il avait salué Mme de Guermantes, soit obéissant à l’inspiration obscure et irrésistible de la gaffe qui le poussa – dans un moment où il eût dû se fier plutôt à l’esprit – à appliquer la lettre même du protocole, le musicien s’approcha davantage de Mme de Guermantes et lui dit : “Madame de Guermantes, je voudrais solliciter l’honneur d’être présenté au duc.” Mme de Guermantes était bien malheureuse. Mais enfin, elle avait beau être une épouse trompée, elle était tout de même la duchesse de Guermantes et ne pouvait avoir l’air d’être dépouillée de son droit de présenter à son mari les gens qu’elle connaissait. “Basin, dit-elle, permettez-moi de vous présenter M. d’Herweck.”
– Je ne vous demande pas si vous irez demain chez Mme de Saint-Euverte, dit le colonel de Froberville à Mme de Guermantes pour dissiper l’impression pénible produite par la requête intempestive de M. d’Herweck. Tout Paris y sera.
Cependant, se tournant d’un seul mouvement et comme d’une seule pièce vers le musicien indiscret, le duc de Guermantes, faisant front, monumental, muet, courroucé, pareil à Jupiter tonnant, resta immobile ainsi quelques secondes, les yeux flambant de colère et d’étonnement, ses cheveux crespelés semblant sortir d’un cratère. Puis, comme dans l’emportement d’une impulsion qui seule lui permettait d’accomplir la politesse qui lui était demandée, et après avoir semblé par son attitude de défi attester toute l’assistance qu’il ne connaissait pas le musicien bavarois, croisant derrière le dos ses deux mains gantés de blanc, il se renversa en avant et asséna au musicien un salut si profond, empreint de tant de stupéfaction et de rage, si brusque, si violent, que l’artiste tremblant recula tout en s’inclinant pour ne pas recevoir un formidable coup de tête dans le ventre.

P58, Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust

Liaisons

On n’a pas inventé grand chose en synonyme du mot braguette. Quel est l’autre mot qui veut dire braguette ? Allez ? Cherche ? Il n’y en a pas.

Et l’on fut plus prolixe pour dire un slip. Il existe des centaines de dénominations pour cet accessoire incontournable. Culotte, slob, string, calbute, benne, caleçon, sakakuÏ… et encore je ne me fatigue pas trop pour illustrer.

Sans transition ou presque.

Je réfléchis parfois à une idée barrée d’événement festif personnel. L’organisation de la soirée de mon entourage : travail, famille, amis, concierge, profs, bref tous ceux que je connais (et dont je me souviens) au moins un peu et qui me connaissent. Combien de personnes en tout cela ferait-il ?

Mon estimation compte tenu de mon nombre d'”amis” sur Facebook et de ce qu’il peut représenter par rapport à la totalité de mes connaissances. Au bas mot 200 personnes, au très bas mot. Ca devrait tourner autours de mille peut-être. Je pense que c’est assez peu par rapport à la moyenne des français de mon âge (histoire de situer). Ou pas ?

Bon, ça c’est le concept grand public. Pour les fines lames je propose la soirée avec que les personnes qu’on n’aime pas. C’est doublement ambitieux puisqu’elles risquent bien de ne pas venir à la fête. Celle avec seule les personnes qu’on aime coûte bien sûr au moins cent fois plus. Enfin, je parle de mon cas personnel, hein ?

Est-ce que tu crois que tu peux monter une de ces soirées en un mois et de pouvoir réunir plus de cent personnes ?

Tiens, souvent je me force un peu à atteindre les 1000 mots quand j’écris. Je viens de découvrir que Stephen King fait exactement la même chose mais se fixe la barre à 2000 par jour. Boh ça m’en secoue une sans faire bouger l’autre. Je suis un lovecraftien avant l’heure. A 15 ans j’avais tout lu, enfin tout ce que j’avais sous la main. Mais Stephen King très peu pour moi, c’est le Hitchcock de la littérature. Bref.

Tiens, lui c’est un tweeteur fou :

http://www.imdb.com/name/nm0005265/

Bon sinon, c’est clair, je déteste les Black Eyed Peas. Je me navre à les écouter à Taratata, et je comprends pourquoi ils s’entendent tous les quatre ! Clair qu’ils ne s’adressent pas à un garçon de mon éducation…

Ma chanson préférée bien sûr :

httpv://www.youtube.com/watch?v=U6XFwMyPoBo

Est-ce que tes parents ont négocié chez un cuisiniste et ont cru faire une affaire car le commercial avait téléphoné plus tard pour leur octroyer cette réduction incroyable (et inespérée pour ne pas dire, opération marketing extrêmement mal réalisée par un humanoïde avec deux de tension, du genre il t’annonce que tu as gagné 100 M€ au loto avec l’oeil morne du charcutier-tripier du marché de Lainsecq sur Yonne) ?

Mes parents ont été les plus malins. Ils ont accepté cette offre, acquis la cuisine d’exposition tant convoitée MAIS ne l’ont jamais installé. On ne réveille pas impunément l’esprit polémique et revanchard qui est le nôtre.

Peut-on être amis ?

Entre homme et femme ? Mais bien sûr que oui, c’est un erreur crasse de penser le contraire.

Les grandes chaînes sont tes amis

Oulala que j’en ai marre de la télé et ces émissions de flux sur les criminels et autres petites gens. Cela peut rassurer de savoir que pas loin de chez moi des pervers sexuels assouvissent les plus bas et horribles des fantasmes morbides. Ces émissions semblent crier à tout va “TU es mieux que ces pauvres gens, alors ne zappe pas les écrans pub”. Très peu de personnes parlent de concepts, peu de gens ont des idées, la majorité d’entre nous parle… des autres gens. Bon bon bon… Et je suis bien placé pour savoir que les dirigeants des grandes chaînes de télé ne regardent probablement JAMAIS la télé. Je ne sais pas comment ils font. Des surêtres de l’univers, des Kwisatz Haderach.

C’est drôle combien depuis quelques jours ma tête est sèche comme un texte de Descartes. Je radoterais presque n’ayant rien de neuf à me mettre sous la dent. Là tout de suite, je me dis que je devrais me remettre à la musique cette absente. Mais c’est bien sûr. Des sonorités intraduisibles sur le papier car trop riches pour notre vocabulaire musical.

J’ai eu une idée amusante sur un nouveau business. Du conseil en gestion d’ondes électromagnétiques à destination de l’espace. L’objectif de cette science est de créer un flux de données radio permettant d’expliquer à des créatures intelligentes qui s’intéressent à notre planète comment se connecter sur notre réseau internet. Un tutorial électromagnétique pour expliquer comment fonctionnent nos protocoles réseau. Et que tout le monde sache que je suis un contact de la race humaine, message à l’intention d’éventuels visiteurs extraterrestres. Sinon je ne sais pas combien d’enlèvements ils auraient dû faire pour tout apprendre de nous grâce à des contacts fiables et sélectionnés, toujours dans le souci de la plus grande discrétion. Au niveau des pays. Et je me demande comment les aliens s’y prendraient pour en savoir plus sur nous sans interférer. Cela pourrait même en devenir une preuve de leur inexistence.

As-tu déjà passé le test de l’arbre ? Moi je découvre à peine l’existence de ce test. Je vais en dessiner un, et APRES je lirai ce que je trouve sur le sujet. C’est fait.

Pour rappel, le test de l’arbre c’est : prends une feuille et un crayon et dessine-moi un arbre, et je te dirai qui tu es :

http://www.aide-emploi.net/arbr.htm

Mon arbre :

Oulala pas de Photoshop, j’ai galéré comme un esclave pour insérer ce magnifique cliché aussi original que risqué pour moi! Imagine que mon arbre est le parfait exemple du typique gérontophile par exemple. Ca risquerait de me suivre des années. Je ferais la une des magazines people, je me marierais avec la mère de Madame de Fontenay et tout irait bien.  Mais point ne rêvons, je n’ai pas cette veine… Et je suis plus du genre Bernadette Chirac.

Le petite bonne nouvelle de la journée, c’est que je n’ai pas de tare congénitale décelable du premier coup d’oeil sur le dessin du test de l’arbre. Restons précis, c’est une petite petite étape franchie dans le long chemin vers l’état de félicité bouddhiste.

Intéressant ces catégorisations des arbres qu’il ne faut surtout pas faire lors d’un recrutement par exemple.

J’adore au passage l’arbre du caractère violent, un arbre mort avec que des grosses branches pointus sur le tronc. Brrrrr…

Et aussi l’arbre des prédateurs sexuels :

L'artbre du pervers sexuel

Et la légende :

Feuillage en forme de fesses
Cela montre :
Problèmes sexuels

Traduction : si tu vois un arbre comme ça dans la forêt, cours !

Excellent. Le mec il est tellement duculduculducul que quand on lui tend un papier et un crayon, il griffonne un cul et une bite en guise d’arbre.

Et j’adore la légende d’une très grande pudeur pour les incriminés. Ces perverts sont gentiment adoubé d’une étiquette légère avec indiqué dessus “problèmes sexuels”. Mais les mecs qui vivent dans cette forêt de culs, ils ressemblent à quoi pour que je puisse mieux les identifier la prochaine fois que j’en croise sur mon chemin ? Y en a-t-il plus ou moins à l’UMP qu’ailleurs ?

Un schizophrène :

Le schizophrénier

Il est tout mignon celui-là, tu coupes la ficelle du ballon et l’arbre part en orbite. Très moderne.

Le dépressif

C’est qui lui ? Mais c’est l’arbre du dépressifier bien sûr ! Comme quoi les schizophrènes et les dépressifs sont faits l’un pour l’autre. Les cheveux de l’un sur le caillou de l’autre.  En tout cas il fait très rasta!

Tiens je réfléchissais à une sorte de concours sur le test de l’arbre. Le challenge consiste à dessiner son arbre avec un cray sur une feuille A4 en moins de 30 secondes. Après les arbres sont analysés par la communauté. Le fait que l’on sache que son arbre sera étudié n’est qu’un paramètre supplémentaire à prendre en compte. Ca ne change rien, quand il faut dessiner un arbre on finit bien par dessiner quelque chose qui nous plaît ou qui est censé plaire à l’examinateur.

J’ignore si je vais approfondir mes connaissances botaniques malgré l’intérêt manifeste que je manifeste à la discipline. Imaginez qu’en maîtrisant cette science, je serais capable de dessiner l’arbre de notre président en fonction de son profil psychologique. Une sorte de retro-engineering. C’est très tentant n’est-ce pas ?

Est-ce que tu savais que la plupart des imprimantes du marché étaient programmées pour tomber en panne après un certain n’ombre d’impressions ? Tu es pour ou contre l’obsolescence programmée ? Je pressens un marché de l’hypra qualité, des produits ménagers garantis cent ans que l’on peut transmettrait rituellement de génération en génération. Bof, ça ne me plairait pas d’avoir le frigo de ma grand-mère… C’était ce qui me fait dire le plus que je n’aurait pas aimé être un allemand de l’Est à m’éclairer à des ampoules vieilles comme le Mur. Vive le poubellage de tout ce qui a un peu servi. Du neuf et encore du neuf pour supplanter le moins neuf. Balancez le tout dans des pays du tiers monde pour apprendre l’électronique aux gamins. C’est fou, il suffit d’acheter et jeter pour faire l’éducation de la jeunesse à l’autre bout du monde. J’ai de la peine à le croire même en me forçant…

Je repensais à l’instant à ma phrase “enlever l’écho”. Dois-je en conclure que j’ai en moi un larsen avec moi-même ? Mmhhh… Ca c’est pour moi le cas typique de la déduction paraissant géniale et simple, et qui se révèle très rapidement réductrice et inappropriée. Je parlais des morceaux que j’ai réalisés avec un piano et dix étages de réverb. Cet écho exagéré veut peut-être partir et laisser nu l’instrument, brut, indivisible. Non, vraiment pas.

Le train de 5h31

Tu dois t’éclipser dans une situation peu comode, tu as un sanglier sur le feu, tu as le train de 5h31.

Est-on en présence d’une expression américaine, the 5:31 train ?

Pour en avoir le coeur net, je me suis mis à taper dans Google : “the 5:31” (avec les guillemets, j’ai enlevé “train” pour avoir plus de résultats. Est-ce un biais ?).

259 millions de résultats. Youhou, c’est prometteur! Allez, je vais comparer avec “5:32”. 127 millions. Deux fois moins, mais ce n’est pas très représentatif. D’après notre ami googoo comme toujours, l’heure la meilleure pour partir en train après 5 heures, c’est à 5h12 avec 443 millions de résultats. La moins propice, c’est 5:44 avec 19,6 millions de résultats, huit fois moins que l’horaire moyen ! Et pour finir, l’heure qui ne veut rien dire dans un sens ou dans l’autre, c’est 5h10 😉

Je vais faire une étude complète sur les 24 heures pour savoir à quelle heure il faut se lever…

Est-ce que tu t’es déjà perdu dans le jungle ?

Avertissement!

Je vous préviens, je suis peut-être un con. On est tous le con d’un con. J’ai eu du mal à être d’accord avec ça, mais je vous garantis que je suis le con chez certaines gens de mon entourage. Je n’ai pas d’éléments maétiels à verser au dossier pour vous le prouver.

Je voulais pas vous le dire mais… j’attends un gamin.

(mauvais gag) pas moi hein ma copine

Et c’est l’an-goisse de la mort qui tue : comment va-t-on l’appeler devant ses congénères ? Il va répondre à quel nom quand on le présentera à notre concierge ?

Il y a quelques prénoms que de bons parents comme nous ne pourraient assumer. Vous, vous imaginez-vous avec le bébé dans les bras répondre à la question “comment il s’appelle ?” … Oups, je ne vais pas être méchant ce soir, ça se trouve il y en a ici qui s’appellent aussi… comme ça.

Là je me suis fait embarquer. Si je me tais, vous allez demander à vous faire rembourser parce que vous ne verrez pas en quoi mon mutisme de circonstance constitue une drôlerie susceptible de vous faire digérer votre cassoulet de ce midi par le biais de spasmes zygomatiquement stimulés. La retenue dont je fais preuve ne fait que dissimuler le trouble occasionnée par l’impasse dans laquelle je me suis fourré.

Et là est le dilemme. Si donc je me tais sur le prénom en question, vous regretterez d’avoir eu l’outrecuidance de vouloir rire de toutes vos dents ce soir avec moi. Et si je le dévoile, je fais rire un nombre de personnes ici présentes que j’estime à 33% d’entre vous dont un homme (les hommes sont moins faciles à divertir, surtout quand on est un homme), et je me fais autant d’ennemis mortels que de suspasdits patronymes.

Alors à partir de maintenant, attention, je demande votre plus grande attention pour ne pas avoir à montrer son imbécillité. Je reviens au prénom…

Bon alors je vais vous le dire. Mais comme je suis malin – et c’est pas moi qui le dis c’est ma concierge, encore elle – je vais déclencher une pyrotechnie sémantique avec des allusions historiques et cuturelles permettant d’écrémer les zozos qui vont être à même de comprendre, d’être “aware”. (silence)

Qui a trouvé le prénom ? Levez la main. On ne souffle pas. C’est pas fameux, allez, concentration, comme disait je sais plus quel militaire. Bon c’est un peu mieux… mais pas suffisant. Bon ben, je félicite ceux qui ont la réponse ET qui ont compris pourquoi c’est la bonne réponse. Aware ! C’est pas comme si je disais Patrick dAware…

Bon, t’as pigé Jean-Claude ?

– Comment il s’appelle le bébé ?

– Jean-Claude (moi disant ça en train de bercer le bébé dans les bras de ces yeux de père comblé que je suis).

Non, pas possible, soyons sérieux, et encore une fois Jean-Claude, excuse-nous, he he, de te rappeler ce qu’inspire ton prénom, he he…

(bon, x , ça c’est fait)

Voilà, maintenant on passe à autre chose, désolé il faut avancer Jean-Claude. Mais ne t’inquiète pas, tu n’est pas tout seul, je t’ai trouvé des petits amis…

Comment qu’elle s’appelle au fait la femme à Jean-Claude ? Mais si, elle était avocat je crois, très éloquente à la barre…

Bon OK c’est un calembour… mais yen a combien qui ont suivi ? La Barre. Barre… Comment elle s’appelle la femme à Jean-Claude tous en coeur ? Raymonde !

Quel prénom honteux ! Oui j’ose ! C’est composé de Ray qui rappelle Man Ray, man, homme, bof pas très bandant. Puis vient monde, certes qui évoque l’aventure mais qui rappelle tout de suite le mot “immonde”… La prochaine fois que tu roules une pelle, ami spectateur, vérifie sur ses papiers d’identité.

Je suis pas très malin. Je suis sur le point de me faire crucifier. Raymonde est cinquième au top du nombre de naissances par prénom de 1900 à 2000 en France métropolitaine. Ca veut dire, enfin ça voudrait dire qu’il y a au moins un ennemi juré dans cette salle, statistiquement… Et ben non. Les Raymondes ne se sont jamais remises de l’invention du stylo à capuchon, ou peut-être pour une autre raison qui n’aurait aucune relation, les Raymondes sont toutes mortes dans d’atroces souffrances, et se sont éteintes seules, sales, pauvres, connes, malades, lentement, trop lentement bien sûr. Il doit en rester dans des bocaux avec du formol. On en garde quelques unes séchées pour faire peur aux gamins. Le chiffre d’affaires des produits dérivés sur Raymonde est d’ailleurs en plein boom.

Alors que pour les Jean-Claude ? Est-ce qu’on peut sérieusement parler de ça ? Jean-Claude il fait du vélo de tapette le dimanche matin, il est au club de tuning, il congèle son pain. On en connaît tous, ils envahissent le monde. Et les Raymondes ne sont plus là pour nous protéger, pour se reproduire avec des Jean-Claude et mettre un terme au genre évolutif, à cette branche de l’évolution. C’est un antidote anti-Jean-Claude.

Mais oh hé, je déconne là.Il y a des Jean-Claude bien : Jean-Claude Dus, Jean-Claude Dreyfus, Jean-Claude Tergal… Qui connaît Jean-Claude Tergal ? On lève la main ? Mouais… Raymond Calbuth ? Comme dirait Coluche, yen a deux qui suivent.

Et il y a eu des Raymondes bandantes, tout à fait. Et je vais vous dire, il DOIT il y en avoir au moins une, car l’exception confirmerait la règle une bonne fois pour toutes… Mais là comme ça j’ai pas d’idées, envoyez-moi par mail ce que vous savez sur des Raymondes bandantes, je veux en voir une !

Bon là, j’attends un enfant. C’est une fille, le l’appelle Raymonde pour partir à la conquête d’un monde vierge de ray ? Monde ? Ray ? Vierge ?!?

On est tous le con d’un con. Là je vous explique comment reconnaître un con. Moi, tout ce que je veux, c’est de partager avec vous le savoir que j’ai amassé pendant de longues années d’ennui sur les cons. Je rêve qu’on ait tous les mêmes cons. Les pointer du doigt et ils disparaissent ou s’adaptent. Bon, c’est idéalisé, quand on s’appelle Raymonde faut l’assumer merde!

Tous les mêmes cons !

Bilan après une semaine

Ma vie tourne autour d’elle depuis le 2 avril 91. J’apprends son prénom, et me voilà parti pour vingt ans à me demander qui c’était et à regretter de ne pas avoir fait sa connaissance. Et voilà qu’en lançant un appel sur un site d’anciens du lycée l’une me répond tout simplement :

2/04/2010 09:34:46 Bonjour André,
Je me souviens d’autant mieux de Liz que c’est une amie d’enfance à moi, je la connaissais depuis le CE1, nous étions ensemble en cours élémentaire, et nous sommes retrouvées à Duval. Elle s’appelait Liz Beaulieu, et je la vois toujours. Je déjeune même avec elle ce midi, je lui parlerai donc de ton message.Elle est sur facebook, à son nom de jeune fille ou de femme mariée, je ne sais plus… Au risque de te décevoir ;), elle est en effet mariée, elle a deux enfants, et elle est journaliste. Son nom est désormais Dumont.
Voilà pour l’essentiel, le reste, elle te l’apprendra elle-même si elle le souhaite.
Bonne continuation à toi, Claire

Facile ! J’aurais dû y penser avant. Mais… j’y ai déjà pensé et plus que cela même ! J’ai écrit deux fois au lycée, j’ai inondé le web d’appels à recherche. Je n’ai sans doute pas fait le maximum, mais on ne peut pas dire que je suis resté” inactif toutes ces années.Et voilà qu’en un instant je tombe sur une de ses amies d’enfance qui me lâche enfin le morceau !!
On est le 13 avril et je me rends compte qu’elle m’a répondu exactement 19 ans JOUR POUR JOUR après celui de la “rencontre”. J’avais écrit à Claire le 31/3… Bref.
Pour compléter la chronologie récente, j’ai découvert la réponse de Claire le 7/4. S’en est suivi plusieurs jours de littérale euphorie. J’étais sur un nuage à la simple idée que le fait de la revoir était de l’ordre du possible et que cela ne dépendait que d’elle.
Et comme elle ne me répond toujours pas, je me dis que je vais m’en tenir là. J’ai élaboré plusieurs plans d’approche mais j’ignore si je vais y donner suite. Déjà, les mails à elle et à Claire ont été suffisamment vagues pour noyer le poisson : pas question de parler d’amoureux transis, des heures passées à penser à elle, des rares jours sans son souvenir. Elle a du reste tellement vécu dans ma tête qu’il n’est même plus question d’amour ou de passion.

Donc les stratégies d’approche envisagées sont :

– rencontrer Claire
– rencontrer les deux à la fois
– la relancer

Le premier choix me paraît le plus simple bien que le plus éloigné de l’objectif, à savoir un face à face avec elle pour faire connaissance et faire fi des 19 ans. Je suis certain qu’elle m’a presque oublié depuis ce temps et que l’idée de me revoir ne la tente pas plus que cela, mais qui sait ? Elle se dit peut-être que ça l’amuserait un peu. Mais si elle est coincée, elle ne donnera pas suite. Pour l’instant je ne tire aucune conclusion et j’attends patiemment. Mais le simple fait que Claire me livre une telle foule de détail dans sa réponse me laisser penser qu’il serait facile de la rencontrer car, pour le coup, elle, elle est au moyen curieuse !

Donc qui est Liz finalement ?

Je découvre qu’elle est journaliste à la télé depuis 97. Des détails que je n’aurais pas pu inventer tellement cela semble incroyable :

– de 99 à 2001, j’ai bossé pour la maison mère de cette chaîne. En 2000 les locaux de la chaîne sont venus s’intégrer aux locaux de la maison mère. On a déjeuné au même restaurant d’entreprise pendant un an
– à cette époque, j’habitais exactement en face de l’entrée des locaux de la chaîne. J’y suis resté jusqu’en 2003, et tous les jours, elle venait bosser à moins de 100 mètres de chez moi !
– en épluchant ses amis sur un réseau social très connu, je constate que deux de ses amies sont elles-mêmes amies avec deux de mes amis qui ne se connaissent pas (vous avez suivi ?). J’ai évidemment fait chauffer la boîte gmail quand je m’en suis aperçu !

Bon voilà, je ne sais pas trop ce que ça va donner tout ça. Je sais par contre qu’on ne peut pas revenir 19 ans en arrière. Et ce n’est finalement pas l’essentiel. En médecine, on pourrait faire l’analogie avec une ablation d’un organe qui ne sert plus à rien. Mais qui est assez savant pour prétendre qu’il ne servira jamais plus ? Maintenant que je l’ai un peu retrouvée, que je peux lui mettre un nom, un métier, quid du mystère qui m’a animé tout ce temps ? Vais-je devoir en trouver un autre ou m’en passer ? A me relire je constate que je sais déjà que je ne la rencontrerais jamais et que je devrais simplement intégrer ces nouvelles informations, sans tout compte fait résoudre quoi que ce soit.

Mais je continue à révérer ce fol espoir fripé.

Liz,
Encore
Une
Fois
Ton nom

Liz.